La distance ne les éloignera jamais de leur club de coeur ! A plus de 1 000 km du Ray, ils portent haut et fort le blason des Aiglons. Jean- Marc, Michael, Frédéric ou encore Eric, les «Nissarts de Paris» vouent un attachement viscéral au Gym et à la ville. Certains y sont nés, d’autres y ont grandi. Tous en ont gardé un souvenir précis.

Ces quatre-là sont en fait quelques «rescapés» de la BSN Parigi. Fondée lors de la saison 1993-94 après un match Red Star-Nice, l’association a connu son apogée lors de la remontée du club en Ligue 1. Jean-Marc a découvert le groupe à ce moment-là. «C’était énorme pour moi d’entrer à la Parigi. Il faut d’ailleurs tirer un coup de chapeau à des garçons comme Thierry, Philippe ou encore François, qui se reconnaîtront et qui ont permis à des dizaines de Niçois de s’apercevoir qu’ils n’étaient plus seuls.» Aujourd’hui, les circonstances de la vie ont fait que lors des déplacements, ce sont souvent nos «quatre fantastiques » que l’on retrouve chauds bouillants en tribune.

«L’amour du maillot»

Pour Micka, c’est «un rendez-vous incontournable. Un prétexte de plus pour se retrouver et resserrer les liens. On ne se connaissait pas. Aujourd’hui, c’est grâce à la Parigi et au Gym qu’on est devenus amis». Même sentiment pour Fred et Eric, le «sanguin» du groupe. «Lors des matchs au Ray, tous ensemble devant la télé, on a un peu l’impression d’être au stade avec les autres» ajoute Jean-Marc. A les entendre, on s’aperçoit très vite que l’association est surtout l’occasion de partager une passion forte et «l’amour» du maillot, celui de l’OGC Nice ! «Quand on en prend 3 ou 4, la route est longue» Lors des matchs à domicile, tous se rassemblent devant un bon plateaurepas et la soirée se termine souvent sur fond de débat technico-tactique. «On a souvent des discussions animées, mais c’est la passion qui veut ça.» A l’extérieur, l’organisation est bien rodée : «On se donne rendezvous chez l’un ou chez l’autre. Ensuite, départ en voiture pour l’hôtel des joueurs. C’est un plaisir de discuter avec eux, même quelques minutes seulement.» Car si la moyenne d’âge du groupe oscille entre 40 et 50 ans, ces gars-là sont restés d’éternels «enfants », capables d’attendre plus d’une heure à l’aéroport à l’issue des matchs pour apercevoir une dernière fois leurs idoles. «Parfois, les retours à la maison sont difficiles. Quand on en prend trois ou quatre et qu’il nous reste encore 400 km à faire, la route est longue.» Mais la passion demeure intacte.

Dimanche, la Parigi sera naturellement au Parc des Princes. «Pour les Niçois, Monaco est le déplacement le plus court de la saison. Pour nous, c’est Paris. Un match particulier. S’il y a défaite, on se fait chambrer, et on n’aime vraiment pas ça !» Les Aiglons sont prévenus…