Les aiglons ont failli prendre les trois points... mais c'était sans compter les arrêts de jeu. Ils avaient fait le plus dur avant de se relâcher à la dernière minute. Résultat, le Gym stagne. Dommage surtout que Benitez et les aiglons ont réalisé un match plein.

Fiche technique

SM Caen - OGC Nice : 1 - 1 (0-1)


Arbitre : M. Desiage
Spectateurs : 15144


Buts :

Caen : Rodelin (90e +2)

Nice : Lees-Melou (40e)


Avertissements :

Caen : Sankoh (25e), Djiku (82e)

Nice : Tameze (55e), Benitez (74e), Pléa (77e)

Les équipes :
Caen : Vercoutre - Genevois, Djiku, Da Silva, Mbengue - Sankoh, Féret (cap), Rodelin, Kouakou (N'Kololo, 73e), Bazile (Bessat, 69e) - Santini.


Nice : Benitez - Souquet, Le Marchand, Dante (cap), Jallet - Mendy (Koziello, 76e), Tameze (Seri, 69e) - Walter, Sneijder, Lees-Melou - Plea.

Les buts

40'. BUT de Lees-Melou pour Nice ! Sneijder pour Mendy qui ouvre en loche pour la tête de Plea. Ce dernier prolonge pour Lees-Melou qui est en position de hors-jeu dès le départ, mais qui n'est pas signalé comme tel et se retrouve seul dans l'axe gauche de la surface adverse. Il frappe du gauche à mi-hauteur et trompe Vercoutre.

90'+2. BUT de Rodelin pour Caen ! Le renversement de jeu de Féret en début d'action. Il donne à Genevois qui ajuste un long centre vers le second poteau, côté gauche. Rodelin surgît derrière Souquet et reprend de volée du droit. Un geste acrobatique décisif qui offre l'égalisation aux Normands : 1-1.

Résumé

Tout vient à point à qui sait attendre. Le SM Caen en a fait l'agréable expérience ce dimanche après-midi, en revenant logiquement sur l'OGC Nice à la toute dernière seconde de jeu, grâce à un splendide volée de Ronny Rodelin.

Caen, l'envie de bien faire

L'attaque caennaise avait jusque-là vu, en dépit d'une très grosse envie, vu toutes ses tentatives échouer. La faute au talent de Walter Benitez, préféré à Yoan Cardinale dans les buts niçois, et à pas mal de maladresse.

Car on ne peut pas retirer aux Caennais leur volonté de bien faire. Autour du chef d'orchestre Julien Féret, la ligne offensive composée de Hervé Bazile, Christian Kouakou et Ronny Rodelin s'est démenée 90 minutes durant. Pour autant, faute d'adresse et de précision dans la zone de vérité, les Niçois ont longtemps cru pouvoir garder leur cage inviolée.

Lees-Melou à bout portant

A l'inverse, les Aiglons ont régulièrement fait frissonné le stade Malherbe sur leurs quelques tentatives. A la réception d'une passe de Sneijder dans le dos de la défense normande, c'est d'abord Alassane Pléa qui trouvait le poteau (23e). Un quart d'heure plus tard, parfaitement lancé à la limite du hors-jeu par Nampalys Mendy, Pierre Lees-Melou fusillait le portier caennais pour l'ouverture du score (1-0, 40e).

Libération pour Caen

Au retour des vestiaires, les hommes de Patrice Garande monopolisaient le ballon. A l'image d'une équipe de handball, les Caennais harcelaient la défense niçoise en faisant circuler le ballon autour de la surface.

Mais Bazile ne parvenait pas à accrocher le cadre après un beau crochet sur Benitez (53e), tandis que Rodelin voyait son coup-franc des 35 mètres repoussé par le portier azuréen (57e). Puis Santini ratait le coche sur penalty (66e).

Après une nouvelle frappe puissante de Féret (77e) et un coup de casque de N'Kololo sur corner (79e), on pensait les Caennais proches de la résignation... Les Niçois pointaient alors le nez à la fenêtre : Sneijder (85e), Lees-Melou (89e) puis Pléa (90e+1) manquaient tour à tour d'aggraver la marque. Avant que Rodelin ne surgisse finalement aux six mètres pour conclure l'ultime offensive caennaise d'un plat du pied rageur (1-1, 90e+2).

Réactions

Lucien Favre :

«On vous imagine déçu par ce nul (à Caen) concédé dans les dernières secondes ?

C'est délicat, c'est dommage parce qu'on pouvait l'emporter. On n'a pas mal joué, on a fait quelques séquences collectives qui étaient correctes, on a favre2018eu quelques occasions, notamment en deuxième période, et on prend le but dans les dernières 30 secondes qui peut être évité. Mais c'est comme ça. Le centre vient et il faut qu'on soit plus attentifs là-dessus. On a fait un début un peu mitigé. Après on a pris quand même gentiment le jeu en main. Pas à 100%, mais avec beaucoup de possession, on a bien fait tourner le ballon, on marque un but... Après en deuxième période, on a perdu trop de ballons, notamment au milieu. Il y a eu trop de pertes par du pressing, il faut jouer plus vite, se démarquer plus vite, pour sortir les ballons, ou alors il faut jouer long et aller les presser devant. Et ça nous a manqué un petit peu, même si on a eu quelques occasions.

Avez-vous l'impression tout de même que votre équipe est sur une phase ascendante ?

C'était pas mal, mais on veut un peu mieux dans le côté tranchant. On s'est créé des occasions, on a fait deux ou trois trucs qui étaient pas mal, on peut faire plus. Dans l'ensemble, c'est positif. Mais il y a encore un boulot monstrueux à faire, au niveau de la circulation du ballon, de la prise de rythme, de l'orientation de la balle, du déclenchement d'une action, de la percussion... Il y a encore pas mal de travail.

On a tout de même eu le sentiment de voir le meilleur match de Wesley Sneijder depuis qu'il est à Nice ?

Oui parce qu'il est resté plus haut en soutien d'Alassane (Plea) et il a eu la possibilité de faire des passes décisives, de tirer au but. Après, à la fin , on a moins fait de pressing sur les deux arrières centraux, ce qui faisait qu'ils venaient trop facilement balle au pied mettre des longs ballons.»

Patrice Garande (entraîneur de Caen) :

C'est pas une victoire, c'est un match nul, mais c'est un point qui est mérité sur l'ensemble du match. On a très bien commencé le match, pendant une vingtaine de minutes on a avancé constamment contre cette équipe et on l'a mise en difficulté. C'est une équipe avec des qualités techniques et une possession de balle assez importante, donc si vous êtes en retard, si vous n'avancez pas, forcément à un moment ils vous font mal et c'est ce qui s'est passé. Mais je trouve quand même qu'on a fait une deuxième mi-temps très intéressante, dans le camp niçois presque toute la mi-temps, même s'ils ont eu des situations mais Rémy (Vercoutre) nous a fait les arrêts qu'il fallait. On sort d'un match catastrophique à Marseille et je trouve que ce qu'a montré l'équipe au niveau de ses intentions, de l'attitude et du mental, c'est très intéressant.

Revue de presse