Les aiglons n'ont pas fait le poids ce soir comme prévu. Cardinale, blessé, Benitez a seulement attendu 3 minutes pour prendre son premier but... et après ce fut d'une facilité incroyable pour les parisiens... Comment le Gym a pu passer en si peu de temps d'une équipe de foot jouant les premières places de la ligue 1 à une équipe méconnaissable à deux doigts d'être reléguable? On ne sait pas ou plutôt si. L’accumulation d'erreurs au mercato, le manque de confiance aux jeunes du centre de formation. Bref le changement de politique a été fatal aux aiglons...

Fiche technique

Paris SG 3-0 OGC Nice (2-0)

47 224 spectateurs

Arbitre : Tony Chapron

Buts :


PSG : Cavani (3', 31'), Dante (52' csc)

Les équipes :

Paris SG : Areola - Dani Alves, Thiago Silva (cap.), Kimpembe, Berchiche - Rabiot (Lo Celso, 66'), Verratti, Draxler - Di Maria, Cavani (Lucas, 85'), Mbappé (Pastore, 80')

OGC Nice : Benitez - Jallet, Marlon, Dante (cap.), Le Marchand, Burner - Lusamba, Mendy (Tameze, 66'), Lees-Melou (Saint-Maximin, 78') - Sneijder - Balotelli (Plea, 72')

Les buts

53ème but contre son camp de Dante pour le PSG ! Paris prend le large sur une action un peu heureuse. Côté gauche, Berchiche renverse superbement le jeu vers Cavani. L'Uruguayen remise astucieusement de la tête pour Di Maria et c'est Dante qui vient tromper son propre gardien.

31ème but de Cavani pour le PSG ! L'Uruguayen s'offre un doublé en profitant d'une balle en cloche parfaite de Di Maria. Parti à la limite du hors-jeu, Cavani devance d'un rien la sortie de Benitez avant de pousser le ballon dans le but vide.

3ème but de Cavani pour le PSG ! Sur le coup franc obtenu par Berchiche, Di Maria enroule un centre à mi-hauteur dans la surface et Cavani plonge au premier poteau pour couper la trajectoire du ballon d'une tête plongeante. La sphère arrive sur Benitez mais ce dernier ne peut l'empêcher d'entrer dans le but.



Résumé

Face à son dernier bourreau - Paris n'a plus perdu depuis le 30 avril et son déplacement à l'Allianz Riviera (1-3) - la formation d'Unai Emery s'est mise rapidement dans les meilleures dispositions possibles.

En venant couper la trajectoire d'un coup franc de Di Maria dès la 3e minute de jeu, Edinson Cavani a ouvert la voie du succès (1-0, 3e). L'Uruguayen, d'une tête plongeante, a profité d'une erreur de main de Benitez pour signer son 10e but de la saison en L1.

Nice ne pouvait plus mal démarrer. Connaissant leurs difficultés à l'extérieur (seulement trois points pris cette saison et un seul but marqué) et privés de leur maître à jouer Jean-Michael Seri (seulement 12,5% de victoires sans l'Ivoirien), les Aiglons ont traîné leur spleen sur la pelouse du Parc des Princes.

Incapables de déstabiliser les Parisiens, ils n'ont amené le ballon dans la surface d'Areola qu'à deux reprises en première période... Inoffensifs, les Niçois ont aussi payé leur fébrilité défensive, à l'image de leur gardien, Walter Benitez, remplaçant de dernière minute de Yoann Cardinale, blessé.

Sur un petit ballon par dessus la défense de Di Maria, le portier argentin a été devancé par Cavani, qui s'est contenté de pousser le cuir dans les filets pour son troisième doublé de la saison (2-0, 31e).

Paris a géré la suite de la rencontre, multipliant les situations sur le but niçois. Le leader a finalement aggravé la marque grâce au malheureux Dante, qui, au duel avec Mbappé et Di Maria, a dévié dans son propre but une remise de la tête de Cavani (3-0, 52e)

Réactions

Dante :

Je suis en colère, ça c'est sûr ! Et je vais continuer avec cette colère parce que je suis un vrai compétiteur, dès que je perds deux ou trois fois ça ne me va pas. La bonne nouvelle c'est que je suis en bonne santé et qu'il reste de quoi travailler. Moi je me connais, je vais beaucoup travailler, aider mes coéquipiers à aller de l'avant pour que l'on remonte cette pente.

Lucien Favre :

Il y a une question de confiance. On prend un but trop vite. On n'a pas fait une performance extraordinaire. Paris était meilleur, ils jouaient plus vite. Nice n'a pas la même équipe que la saison dernière. Je l'ai dit au début de saison, ça peut être une saison compliquée parce qu'il n'y a pas d'équipe facile en France. Le problème, c'est l'équilibre de l'équipe. Il faut bosser. C'est une passe très, très compliquée. On voit qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.

Walter Benitez :

Non, il n'y a pas de crise. On a mal joué, ça fait quatre ou cinq matches, mais c'est comme ça. On va travailler pour continuer à s'améliorer. C'est un moment difficile, mais le football c'est comme ça. L'année dernière on a fait une belle saison et cette année c'est un peu difficile.

Revue de presse