Les niçois ont gagné même si Saint Etienne était largement à leur portée mais ne boudons pas notre plaisir. Cela fait bien longtemps que nous n'avions pas vu 4 buts au Ray avec une victoire niçoise. Un beau cadeau d'anniversaire pour le président niçois.

 

 

 

Fiche technique

 

A Nice (Stade du Ray): Nice bat Saint-Etienne 3 à 1 (2-0)

 

Terrain: gras

 

Temps: frais

 

Eclairage: bon

 

Spectateurs: 9.233

 

Arbitre: L. Jaffredo

 

Buts:

 

Nice: Ben Sâada (23), Tavlaridis (44 c.s.c.), Mouloungui (73)

 

Saint-Etienne: Ilan (90+3)

 

Avertissement:

 

Nice: D. Diakite (12)

 

Les équipes:

 

Nice: Ospina - D. Diakite, Hognon, Kanté, Apam - Echouafni (cap) (Faviana 90+1) - Faé, Sablé (Morrisson Ozokwo 74), Hellebuyck, Ben Sâada (Mouloungui 55) - Rémy

 

Entraîneur: Frédéric Antonetti

 

Saint-Etienne: Janot - Dabo, Tavlaridis (Bayal 55), Benalouane, Varrault - Mirallas (Grax 75), Machado, Hautcoeur (Matsui 65), Landrin - Ilan (cap), B. Gomis

 

Entraîneur: Alain Perrin

 

Résumé

 

L'ASSE y va tout droit par Sport24.com

 

Avec une défense à côté de son sujet, Saint-Etienne s’est lourdement incliné sur la pelouse de Nice (3-1). Les Verts restent en 18e position et demeurent plus que jamais menacés par la descente.

 

Après quatre défaites consécutives en championnat, les Verts avaient mis un terme à l’hémorragie en s’imposant face à Lille le week-end précédent (2-1). Toujours relégables, les Stéphanois pouvaient espérer s’extirper de la zone rouge en cas de performance à Nice, à condition de surmonter leurs difficultés chroniques à l’extérieur (6 points en seize déplacements). De leur côté, les Azuréens abordaient une fin de saison sans pression ni objectif, étant à la fois assurés de leur maintien et décrochés dans la course à l’Europe.

 

La défense des Verts n’y est pas

 

Le climat menaçant sur la Côte d’Azur n’incitait pas le public niçois à se déplacer en masse au Stade du Ray. Et pour cause, puisque les précipitations s’abattaient dès les premières minutes du jeu, laissant des zones gorgées d’eau sur la pelouse. Ces conditions n’étaient pas un problème pour Machado qui fructifiait la bonne entame des Verts en signant pas moins de trois frappes – toutes non cadrées – en sept minutes. Sur l’une de ses tentatives, le Portugais obligeait Ospina à faire preuve de vigilance sur un coup-franc lointain à 35 mètres (3e). L’OGC Nice semblait endormie en début de partie, mais ce n’était qu’une façade. Très vite, les locaux montraient leurs aptitudes à pénétrer dans une défense des Verts perméable. Cette tendance était illustrée par Rémy (13e) et Ben Saada (20e) qui obligeaient tour à tour Janot à s’interposer. Entre temps, ce dernier devait repousser sur sa transversale un centre-tir inattendu d’Hellebuyck (18e) avant d’être épaulé par Machado qui repoussait sur la ligne une tête sur corner d’Echouafni (20e). Cependant, l’ASSE ne pouvait retarder l’échéance indéfiniment. Rémy profitait d’une interception manquée de Tavlaridis pour s’infiltrer dans la surface et servir Ben Saada plein axe qui ne manquait pas l’offrande (1-0, 23e). Le Tunisien signait là son premier but de la saison en L1 et frôlait le doublé en plaçant un coup-franc sur le montant droit de Janot (27e). Juste avant la pause, la défense des Verts allait encore faillir. Passive après un coup-franc de Sablé repoussé par son portier, elle laissait Rémy centrer au second poteau pour Hognon dont la tête était détournée par Tavlaridis dans son propre but (2-0, 45e).

 

Mouloungui aggrave la marque

 

Dos au mur, les Verts s’appliquaient à prendre l’initiative du jeu pour réduire rapidement la marque. Une tâche que Gomis était tout près de réussir mais sa reprise de volée, en réception d’un service en or d’Hautcoeur, était repoussée d’une main ferme par Ospina (47e). Jusqu’alors peu inquiété, le portier colombien restait concentré pour bloquer une tête cadrée d’Ilan (51e). Les Niçois s’appuyaient sur leur break d’avance pour choisir de laisser le contrôle du cuir à l’ASSE. Une stratégie qui avait aussi pour but de surprendre la formation d’Alain Perrin en contre-attaque, ce que Rémy parvenait à faire mais sa balle de 3-0 était sortie par Janot (52e). Dès lors, l’entraîneur des Verts choisissait de stabiliser son arrière garde en sortant un Tavlaridis à côté de son sujet au profit de Bayal Sall. Dans un second temps, il optait pour une solution plus offensive avec l’apport de Matsui aux dépens d’Hautcoeur. Ce coaching était cependant sans effet, malgré la monopolisation du ballon de la part des Verts qui demeuraient néanmoins incapables d’ouvrir des brèches dans les vingt derniers mètres adverses. Et, sur un contre, Nice finissait par corser l’addition suite à un déboulé de Faé côté droit qui trouvait Mouloungui dans la surface dont la frappe à ras de terre trouvait le fond des filets stéphanois (3-0, 74e). La messe était dite. Antonetti en profitait pour offrir à Ozokwo ses grands débuts en L1. Quant à Saint-Etienne, l’esprit était déjà tourné vers son avenir immédiat, même si Ilan réduisait la marque de la tête à la dernière minute (3-1, 90e+3). A cinq journées du terme et avec des lacunes alarmantes, l’ASSE peut légitimement s’inquiéter sur ses chances de survie au sein de l’élite.

 

Revue de presse

 

Les choses se corsent pour Saint-Etienne. Les Verts ont été battus à Nice (1-3), dimanche lors de la 33e journée. Ils restent 18e, à un point de Nantes, premier non-relégable. Mais c'est surtout dans le jeu proposé et par la fragilité de sa défense que l'équipe forézienne continue d'inquiéter.

Les verts sans défense par Eurosport

 

 

Après leur succès face à Lille le week-end dernier, les Stéphanois espéraient confirmer sur la pelouse niçoise. Mais les Verts ont de nouveau chuté, confirmant au passage leurs dramatiques statistiques en déplacement.

L'embellie est déjà finie par Football365

 

Nice a remporté sa troisième victoire de l'année à domicile en s'imposant (3-1) sur des Stéphanois à la défense d'argile, une défaite qui ancre un peu plus l'ASSE dans la zone rouge, dimanche lors de la 33e journée de Ligue 1

Nice enfonce Saint Etienne par AFP

 

 

Réactions

 

Frédéric Antonetti (entraîneur de Nice):

"Les commentaires après Nantes nous ont vexés. Je n'étais pas content et je l'avais dit à mes joueurs. Ils ont tenu à répondre sur le terrain. C'est ce qui a été fait devant Saint-Étienne. Je me demande encore pourquoi cette équipe est si mal classée. On a vu un beau match, ouvert avec des occasions. Nous allons nous accrocher à notre 8e place. Il le faudra, car derrière, ils ont gagné aussi. Je tiens à souligner le gros boulot réalisé dans la semaine par notre staff médical. Parfois, les points se gagnent dans ce travail. Je pense à Apam victime d'une entorse au genou et à Chaouky Ben Saada, qui souffrait samedi d'une pointe aux ischios".

 

Alain Perrin (entraîneur de Saint-Étienne):

"On était venu pour confirmer notre bon match de Lille. Cela passait par beaucoup d'agressivité et de la qualité défensive au plan collectif et individuel. A partir du moment où l'on a lâché dans ce dernier secteur sur des erreurs individuelles, cela devenait très compliqué. Je regrette que l'on n'ait pas su convertir nos occasions, je pense à celles de la première période et celle de Bafé (Gomis) en début de la suivante. Je n'en veux à personne. Je suis déçu, pas en colère. J'ai vu des éléments positifs dans cette rencontre mais il faut diminuer le nombre d'erreurs."

 

Chaouky Ben Saada (Nice):

"A Nantes, j'avais dû déclarer forfait au dernier moment sur une douleur entre les adducteurs et les ischios. Là, j'ai de nouveau ressenti, samedi, une pointe un peu plus bas mais je tenais à jouer. Cela m'a réussi avec mon premier but niçois en championnat. Dans la semaine, on a entendu des réflexions qui ne nous ont pas plu. On a voulu montrer qu'on était toujours là et qu'on est des professionnels. L'entente est bonne avec Loïc Rémy, on se trouve facilement sur le terrain. Il a fait la différence et je n'avais plus qu'à me démarquer."

 

Ilan (Saint-Etienne):

"On a beaucoup de regrets. Après notre bon match devant Lille, on était venu à Nice pour prendre au moins un point. Mais voilà, on n'avance pas. Nous avons pourtant été assez bons dans le jeu, avec la possession de balle. Il vaut mieux parfois ne pas avoir le ballon et l'emporter. Nous avons eu des occasions de but, mais derrière il faut éviter d'en prendre. Nous sommes fragiles. A nous