Les niçois méritaient-ils cette défaite? Peut-être pas, mais comme tout le monde s'en fout... on s'en tiendra là, nous aussi.

 

 

 

Fiche technique

 

Paris (Parc des Princes): Paris SG bat Nice 2 à 1 (1-1)

Terrain: bon

Temps: beau

Eclairage: bon

Spectateurs: 45.000

Arbitre: T. Auriac

 

Buts:

Paris SG: Hoarau (20), S. Traoré (51)

Nice: Rémy (36)

 

Avertissement:

Nice: Rool (90+3)

 

Les équipes:

Paris SG: Landreau - Cearà, Mabiala, S. Traoré, Makonda - Sessègnon (Pancrate 78), Makelele (cap), Clément, Luyindula (Chantôme 66) - Giuly, Hoarau

Entraîneur: Paul Le Guen

 

Nice: Ospina - K. Coulibaly, Apam, Kanté, Rool - Echouafni (cap) - Bamogo (Adeilson 66), Faé (Mouloungui 59), Hellebuyck, Mah. Traoré (Ben Sâada 46) - Rémy

Entraîneur: Frédéric Antonetti

 

Résumé

 

Paris reprend espoir par Sport 24.com

 

Paris ne s’est pas complètement rassuré mais a retrouvé le chemin de la victoire en dominant Nice au Parc des Princes (2-1). Les hommes de Paul Le Guen s’accrochent au wagon de tête.

 

Après deux volées prises contre Marseille (1-3) et à Toulouse (4-1), la réception de Nice s’apparentait presque à un match de la dernière chance pour le PSG. Relégué à sept points de Lyon au coup d’envoi, Paris avait une absolue nécessité de réenclencher la marche avant. Mais en avait-il seulement les moyens ? La coupure internationale avait certes permis de faire souffler un effectif sur les rotules, mais pas de remettre Armand ni Sakho sur pied. Camara suspendu, c’est une nouvelle défense expérimentale que Paul Le Guen présentait face à une équipe de Nice habituée à briller au Parc des Princes.

 

Luyindula se trompe de côté

 

Totalement dépassés à Toulouse, Mabiala et Traoré avaient droit ainsi à une seconde chance en défense centrale tandis que Makonda était titularisé au poste de latéral gauche. Dire que cette arrière-garde remodelée dégageait une grande sérénité était légèrement exagéré. Sur son premier ballon, Mabiala prenait un grand pont de la part de Rémy (2e), lequel effaçait ensuite Traoré (4e) pour servir Bamogo, dont la frappe croisée victorieuse était invalidée par une position de hors jeu. Paris entrait très timidement dans sa rencontre mais montait progressivement en régime. Dans une position de guetteurs, les hommes de Paul Le Guen attendaient la récupération du ballon pour exploser vers l’avant. Un centre de Giuly mettait d’abord la défense niçoise en difficultés (12e) puis l’un de ses tirs était mal repoussé par Ospina. A l’affût, Hoarau ouvrait la marque de la tête (1-0, 20e), alors qu’Echouafni avait trouvé le poteau juste avant (17e). Sur ces deux actions, Rémy était coupable, manquant l’occasion de débloquer les compteurs en premier d’une tête plongeante puis en ratant sa transmission à l’origine du but de Hoarau. Mais il avait la possibilité de se rattraper sur une offrande de… Luyindula. L’attaquant niçois interceptait une passe en retrait du Parisien et trompait Landreau en deux temps (1-1, 35e).

 

Traoré le libérateur

 

Le pire des scenarii pour des Parisiens absolument pas inquiétés et qui n’avaient pas vraiment besoin de faire ressurgir le doute qu’ils avaient partiellement écarté. Car les Aiglons avaient un mal fou à créer du danger, conservant certes le ballon (plus de 60 % de possession) mais sur un rythme très pépère qui n’était pas de nature à déstabiliser le bloc parisien. Heureusement pour les locaux, Paris retrouvait rapidement le bon chemin. Sur un corner de Sessegnon, Traoré profitait d’une sortie hésitante d’Ospina pour crucifier ses anciens partenaires (2-1, 51e). Et contrairement à la première période, le PSG ne répétait pas l’erreur de laisser le contrôle du ballon à son adversaire. Hoarau, de volée, manquait la balle du break (54e) puis Luyindula aurait pu bénéficier d’un penalty (56e) et Giuly voyait un deux contre un interrompu par un hors jeu inexistant (58e). Face à la plus grande maîtrise parisienne, Frédéric Antonetti jouait le tout pour l’offensive avant même la dernière demi-heure en lançant tous ses attaquants. Mais l’effet escompté n’était pas au rendez-vous. Au contraire, Giuly (78e) puis Chantôme (84e) étaient tout près de mettre les leurs à l’abri. Ce qu’ils auraient dû faire puisque Mabiala accrochait le pied d’Adeilson dans la surface (87e), sans que M. Auriac ne réagisse. Une frayeur sans conséquences pour le PSG qui ne rangera pas tout de suite ses ambitions au placard.

 

Revue de Presse

 

Le Paris SG, diminué par plusieurs absences de marque, s'est relancé dans la course au podium en battant Nice (2-1) grâce à des têtes de Hoarau et Traoré, dimanche pour la 30e journée de L1, ce qui lui permet de gagner une place au classement (5e) et de revenir à 4 points de Lyon.

Le Paris SG bat Nice et revient dans le peloton de tête par AFP

 

Après les défaites contre Marseille (1-3) et Toulouse (1-4), le PSG s'est relancé en championnat dimanche grâce à son précieux succès sur Nice (2-1).
Malgré une kyrielle d'absences (Armand, Camara, Sakho, Rothen) et une défense expérimentale où figurent Makonda et Mabiala, 19 ans chacun et trois apparitions seulement en L1, les hommes de Paul Le Guen se sont défaits d'une formation azuréenne sans génie

Le PSG reste dans la course par Le Parisien

 

Malgré une boulette de Luyindula et une défense remaniée, le PSG parvient à prendre le dessus sur Nice grâce à Hoarau et Traoré (2-1). A Bonal, le Sochaux d'un excellent Erding fait sauter le verrou rennais

Paris sait s'adapter par le 10 sport

 

Réactions

 

 

Frédéric Antonetti:

Nous avons réalisé une prestation correcte, mais pas assez pour faire un résultat, notamment en 2e période où nous avons été trop timides. Il fallait plus d'audace et d'ambition, mais c'est l'apprentissage qu'on a cette année, avec un nouveau cycle, faut savoir venir à Paris, et apprendre : il faut oser, entreprendre. On n'a pas assez inventé, alors qu'en première mi-temps on a maîtrisé, et Paris a réussi à contrer. Le but de Traoré nous a coupé les jambes, on a perdu confiance. Ce sont deux joueurs de 1,95 m qui mettent les buts, nous on n'en a pas. On en avait un, mais Paris nous l'a pris (S. Traoré)... Il faut que la série s'arrête, il faut gagner un match le plus vite possible, et le plus vite possible, c'est la semaine prochaine contre Lorient. Ca tombe bien, la 8e place sera en jeu, pour une fois on aura quelque chose à jouer.







 

Paul Le Guen:

Il y a un échappé, Lyon, et peut-être Marseille ce (dimanche) soir, mais on reste dans le peloton des poursuivants. C'est bien, il faut apprécier mais ne pas s'en contenter. On a perdu des joueurs importants, j'ai l'espoir de les récupérer vite. Nous avons un programme chargé avec des matches importants. Ce soir, nous avions un peu plus de fraîcheur qu'il y a quinze jours. On souffre à tous les matches, on ne gagne pas sur un score fleuve, mais on en gagne plus qu'on n'en perd.

 

Sammy Traoré:

On savait que ça allait être un match difficile face à une bonne équipe, bien en place, avec de bonnes individualités devant. (sur les jeunes défenseurs) Dans l'ensembe, les jeunes qui sont entrés ont très bien tenu leur poste. Il n'y a pas de doute à avoir: tout n'est pas parfait, c'est sûr, mais après deux revers, on se devait de réagir, ce qui a été fait, je ne dirais pas brillamment, mais avec courage ou envie. Cela fait toujours plaisir de marquer, mais j'aurais préféré que ce soit Hoarau qui marque, pour le challenge du meilleur buteur. (sur les ambitions du PSG) On veut finir le plus haut possible, tout reste envisageable, c'est très serré. Si on peut aller chercher le titre, on ne va pas se gêner, mais il y a de belles équipes devant nous, avec des effectifs plus étoffés que le nôtre.







 

Olivier Echouafni (capitaine de Nice, au micro de Canal+):

Sur la physionomie du match, on ne méritait pas de perdre. On a tenu tête, on s'est créé des +occases+ et on encaisse un 2e but sur un +coup de fraise+ (coup de tête, ndlr) de mon ami Sammy Traoré (ancien Niçois, ndlr). On est un peu frustrés et déçus, un match nul aurait été équitable. On a joué le jeu, on leur a posé des problèmes, ça fait un moment qu'on stagne. Mais on a encore des beaux matches à jouer.

 

Claude Makelele (capitaine du PSG, au micro de Canal+):

Cette victoire va nous permettre de rêver encore pour la suite. Avec nos deux dernières défaites, on avait perdu en lucidité, en solidité. Il fallait se reprendre. Il nous faut enchaîner, ça va être difficile avec les quarts de finale en UEFA, mais il vaut mieux jouer ce genre de matches que rien du tout.




Ludovic Giuly