Neal Maupay, buteur samedi soir en L 1 à seize ans, quatre mois et un jour, a rejoué hier en CFA 2 avec Nice. Il a marqué, perdu et pris des coups.

 

« C'est le jeune!C'est le jeune ! » Hier après-midi, il n'y en avait que pour Neal Maupay lors de la rencontre entre l'équipe réserve de Nice (leader du groupe E de CFA 2) et Grasse. La veille, avec l'intenable Dario Cvitanich, auteur d'un doublé, Maupay fut l'autre héros de la folle soirée niçoise, contre l'Évian-TG (3-2). Entré en jeu à la 87e minute, l'ado à moitié argentin par sa maman marquait cinq minutes plus tard le troisième but azuréen, synonyme de quatrième place provisoire, alors que Nice était largué au bout d'un quart d'heure (0-2).

 

Neal Maupay est sans doute rentré sagement chez ses parents hier soir. Car, cet après-midi, il devrait encore jouer avec la réserve de Nice contre Grasse, en CFA 2, au stade de la Plaine-du-Var. Sans doute entendra-t-il encore résonner dans sa tête la clameur du Ray, hier soir, quand il a marqué le troisième but niçois, synonyme de succès, son tout premier en L 1 à seize ans, quatre mois et un jour, si près du record de précocité détenu par Laurent Roussey (16 ans, 3 mois et 25 jours). Fabuleux.

 

Les Aiglons, quatrièmes de L 1 après le succès arraché contre l'Évian-TG, ont le droit de viser haut.

 

Il se passe toujours quelque chose à Nice depuis la rencontre face à Rennes... Alors on récapitule:

 

Invaincu depuis sept matchs en Ligue 1, bien calé dans la première partie de tableau, le Gym n'avait plus affiché une aussi bonne mine depuis quatre ans. Après plusieurs saisons à manger son pain noir, l'OGC Nice fait de nouveau parler de lui et commence à attirer les convoitises. Selon nos informations, des tractations ont lieu depuis plusieurs semaines entre les actionnaires minoritaires du club (Gilbert Stellardo, Patrick Governatori, Louis Bacchialoni et Jean Bessis), représentés par Gilbert Stellardo, et Jean-Pierre Rivère au sujet d'une éventuelle restructuration du capital.

 

Quand on a croisé Eric Bauthéac après la victoire de Nice sur le PSG, hier soir, il n'avait pas encore lu le classement. "Huitième ? Ah, on n'est pas encore passés devant le PSG, réagissait-il avec le sourire. Mais c'est bien." Nice a le vent en poupe en Championnat et le milieu offensif gardois contribue à sa belle santé au sein d'un secteur où les joueurs sont devenus de vrais complices. Ëric Bauthéac, Dario Cvitanich, Valentin Eysseric ou encore Jérémy Pied ne jouent ensemble que depuis l'été dernier, mais ils ont vite appris à s'accorder. 

 

Après un retour précipité dans sa famille au Havre début septembre, Kevin Anin, victime d’un nouveau gros coup de blues, vient tout juste de remettre les pieds à Nice, où il écrit le nouveau chapitre d’une carrière qui sonne comme un immense gâchis.