Deux équipes pour un festival de jeu dur.

« S’il n’y avait pas eu la victoire à Nice (0-2, 34e j.), on allait en L 2 », nous confiait le gardien monégasque Flavio Roma en juillet en repensant à la saison passée.  Monaco avait alors joué les gros durs, aux yeux des Niçois : « On n’a pas oublié la physionomie des deux matches (aller et retour), retient Hognon. Monaco s’était engagé sur ce registre. À nous de répondre présent. »

L’union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) n’en démord pas : si l’assemblée générale extraordinaire de la Ligue (LFP), prévue à la mi-novembre, est maintenue, les joueurs se mettront en grève et il n’y aura pas de match de L 1 le week-end des 25 et 26 octobre. Il n’y aura donc pas de choc Marseille-PSG programmé le dimanche 26 octobre en point d’orgue de la 10e journée. « Il n’y aura peut-être pas les joueurs qu’on a l’habitude de voir mais il y aura des matches », corrige Maurice Cohen, le président de Nice, membre de l’UCPF, le syndicat des présidents de clubs pros. Car le patron du Gym est formel : unNice-Bordeaux est prévu le 25 octobre à 19 heures au stade du Ray et ce match-là se tiendra coûte que coûte.

Françis Gillot a passé une bonne soirée hier au stade du Ray. Il a vu son équipe de Sochaux livrer « un contenu de match intéressant ». Il lui a trouvé « des ressources morales encourageantes ». Il a surtout apprécié le premier point pris cette saison par les Lionceaux à l’extérieur et l’abandon de la dernière place aux Havraismême si c’est à la différence de buts et même si, à ce stade de la compétition, cela relève plutôt de l’anecdote.

Nice semble continuer de lutter contre Lyon (2-3, 5e journée), contre ce penalty imaginaire de dernière minute qui abîma l’élan de trois succès d’affilée. Ensuite, il a concédé le nul contre une équipe du Mans dominatrice (2-2), puis a volé au dessous de l’ordinaire (0-1), samedi dernier à Rennes (*). L’entraîneur niçois s’y est fait mal aux yeux. Du coup, ses joueurs sont repartis avec un traumatisme auditif. Un savon « antonettiesque », à l’écho encore palpable, mardi matin, pour la première séance de travail tournée vers le premier de la casse, Sochaux. Antonetti avait pris sur lui sa trousse à fermeté.

Les belles heures de Lionel Letizi sur les terrains français semblaient déjà loin pour les amateurs de la Ligue 1. Une victoire en Coupe de France décrochée avec le PSG face à l’Olympique de Marseille en 2006 restait en effet le dernier fait d’armes du Niçois. S’en est suivi un passage raté aux Glasgow Rangers avant un come-back dans le club de ses débuts, l’OGC Nice. Un retour dans l’ombre du jeune et prometteur Hugo Lloris. Et une part de succès dans les conseils de la nouvelle révélation du championnat de France. Mais tout s’est bousculé cet été lors du départ du néo international vers Lyon, Letizi retrouvant une place de titulaire dans la cage du GYM. « Je suis toujours prêt à jouer, explique le gardien à Football365. A partir du moment où Hugo est parti, c’était plutôt logique. S’il était resté, je serais resté doublure et il n’y aurait pas eu de problème. »