Il est le meilleur aiglon depuis le début de saison pour vous ( + 1/3 des votants), mais pas uniquement pour vous. Il suffit de se souvenir de ce que disait Frédéric Antonetti il y a quelques semaines : " Il a le niveau Ligue des champions. Je serais à Lyon, je l’aurais recruté l’été dernier. Il aurait dû être champion du monde 98 et champion d’Europe 2000." A cela, le défenseur niçois répond : " Je suis peut-être passé à côté de quelque chose de grand. Mais il y avait du monde devant, comme Lizarazu. Et puis, ma réputation m’a desservi. Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Si on veut un mouton, il ne faut pas me prendre. Cela dit, je suis très content de ma carrière."

Les niçois pointent à la seconde place après leur victoire face à St Etienne et un nouveau but important d’Echouafni (après celui de Lorient). Des aiglons qui n’avaient pas été à pareille fête depuis leur remontée en L1 et Gernot Rohr.

Malgré un petit passage à vide en fin d’année, Nice n’a pas à rougir de sa première moitié de saison. Loin de là. En embuscade derrière les pointures du championnat, les Aiglons peuvent plus que jamais rêver d’Europe.

Après une première moitié de saison convaincante qui l’a vu s’installer un moment à la deuxième place du classement en dauphin de Lyon, Nice ne voulait surtout pas terminer l’année sur une mauvaise note. Le Gym tenait à réagir après trois matches contre l’OM, Grenoble et Lille où il n’avait pris qu’un point sur neuf. C’est peut-être ce qui a permis aux Aiglons de trouver les ressources pour égaliser au boutdu temps additionnel grâce à un superbe coup de tête de Vincent Hognon. « C’est un point acquis avec les tripes », explique Habib Bamogo. « Sur ce coup-là, on a démontré qu’on avait de grosses ressources mentales », ajoute Olivier Echouafni.

« Il est temps de se remettre en question, de changer d’état d’esprit et de revenir aux valeurs essentielles, celles qui nous ont permis d’obtenir des résultats. En ce moment, on ne fait pas assez d’efforts, moi le premier. Contre Lille (0-1), je n’ai pas été à la hauteur et ma prestation a été catastrophique. Il faut qu’on retrouve cette détermination collective qui nous caractérisait et faisait la différence. » Cette analyse sans concession émane de David Hellebuyck. Elle prend d’autant plus de poids que l’ancien Stéphanois n’a pas pour habitude de se répandre.