Au bout de trois journées seulement, c’est sans doute anecdotique. Mais Nice pointe ce matin dans le premier tiers du classement de la Ligue 1 avec six points sur neuf, et deux matches joués à l’extérieur. Après l’hémorragie qui a frappé le club à l’intersaison (départs de Lloris, Ederson, Koné, Balmont, Laslandes), ce n’est pas forcément ce qui était prévu. « Mais on ne va pas se plaindre ou faire la fine bouche », témoigne le capitaine Olivier Echouafni.

Le moral en hausse après avoir ajusté Nancy (2-1), Nice retrouve sa bête noire. Voilà bientôt trois ans qu’il n’a plus émincé l’équipe bourguignonne (1-0 au stade du Ray, le 22 octobre 2005). La saison passée, une AJA pourtant rabougrie et plus fragile a énervé, écoeuré et tordu les Niçois à trois reprises. En championnat, tout d’abord. Au matin du match aller (8e journée), Auxerre est en faillite après six défaites pour une victoire.

Ils n'ont pas  de numéro. Ils sont pros, payés par l’OGC Nice, font partie de son effectif, mais ils ne figurent jamais dans le groupe et les plans de son entraîneur Frédéric Antonetti. Depuis la mi-juillet et le deuxième stage de préparation des Niçois à Albertville, Matt Moussilou, Joseph- Désiré Job, Patrick Barul et Derek Asamoah ont été priés de s’entraîner avec l’équipe de CFA 2. Le message est : le club ne compte plus sur vous et vous invite à trouver une issue de sortie. Nice a le droit de procéder ainsi jusqu’au 30 août, si les joueurs concernés ont à leur disposition un entraîneur diplômé, s’ils ont accès aux soins et au vestiaire des pros.

Le constat est amer « On est pareils dans la tête que la saison passée, assure le latéral gauche nancéien Jonathan Brison. On ne se prend toujours pas pour des cadors du Championnat. Seulement, là, les erreurs et la réussite sont contre nous. » Après avoir concédé le nul sur sa pelouse samedi dernier contre Lille (0-0), sans cadrer un seul tir, Nancy est tombé hier soir à Nice à la 90e minute.

Nice a donc commencé par céder chez un promu normand (0-1 au Havre samedi dernier). Comme en 2007 (0-1 à Caen). L’an passé, l’équipe de Frédéric Antonetti s’était aussitôt rattrapée dans son bon vieux stade du Ray, contre Strasbourg, autre promu (1-0). Difficilement. Un Hognon crâne avait été nécessaire pour la délivrer en fin de match et jongler un adversaire réduit à dix en deuxième mi-temps. Le futur huitième du Championnat (cinquième après 30 journées) n’était pas encore né. Le match qui avait vraiment amorcé une saison bien ficelée fut le scalp de l’OM au Vélodrome (2-0, 6e journée).