Deux séries se sont arrêtées hier. Les Aiglons, vainqueurs de leurs deux premiers matches à domicile, ont lâché leurs premiers points au Ray. Les Sarthois, eux, ne sont plus irrésistibles sur terrain adverse. Mais les mines n’étaient pas les mêmes à la fin de cette rencontre.

De la rocambolesque défaite des Niçois à Gerland (2-3), samedi dernier, il ne reste qu’un élément concret : l’absence de Cyril Rool, ce soir, face au Mans. Expulsé pour avoir dit sa façon de penser à M.Cailleux après le penalty offert aux Lyonnais dans les arrêts de jeu, le bouillant latéral a été suspendu un match, le tarif minimal pour un carton rouge direct, preuve que le contexte a pesé.

Battus par Lyon suite à un arbitrage qui a fait débat, l'équipe azuréenne veut conserver son invincibilité à la maison.

• Intersaison. A l'instar du Mans, le club azuréen a connu un été mouvementé du côté de l'effectif. Balmont (Lille), So. Camara (Montpellier), Ederson (Lyon), Koné (Marseille), Laslandes (libre), Lloris (Lyon, Scaramozzino (Sedan), Yahia (Lens) sont allés voir ailleurs. Côté recrutement, l'OGC Nice n'a pas donné dans la démesure. Ben Saada (Bastia), K. Coulibaly (Bastia), Faé (Reading, prêt), Mouloungui (Strasbourg), Moussilou (Al Arabi), Ospina et Loïc Rémy sont arrivés. Le recrutement de l'ancien attaquant de l'Olympique Lyonnais, prêté à Lens la saison dernière, apparaît être une bonne pioche puisqu'il a déjà marqué trois buts.

Quatre jours après les deux erreurs d'arbitrage de M. Cailleux qui ont coûté des points à Nice, sur la pelouse de Lyon (2-3), le président Maurice Cohen espère que cette mésaventure va «servir d'exemple» afin de régler une fois pour toutes les problèmes d'arbitrage. «Sur le match, on a tourné la page. On ne va pas en faire une affaire d'Etat, nous a déclaré le patron des Aiglons. Désormais, on essaie de régler ça en interne avec la Ligue et la Fédération pour essayer d'améliorer et de faire évoluer l'arbitrage».

Revenu de 0-2 à 3-2, Lyon a remporté hier soir face à Nice une victoire qui lui permet de rester dans les hauteurs de la Ligue 1, qu’il ne quitte plus. Mais si ce match haletant aura été une publicité spectaculaire pour la compétition, il ne l’a sûrement pas été pour son arbitrage. La manière dont les Niçois ont perdu cette rencontre, sur un penalty d’une sévérité invraisemblable à la dernière des quatre minutes de temps additionnel – un penalty demandé par l’arbitre assistant – va leur laisser dans la bouche un goût d’amertume et de scandale. Après le match, Antonetti n’est pas venu en conférence de presse. Vu les circonstances, c’était un silence assourdissant.