COMME EN 2007 contre Montpellier (Ligue 2), en 2006 contre Brest (L 2) et en 2005 contre Nîmes (National), Nice a disparu samedi soir sur la pelouse d’un club hiérarchiquement  inférieur, Angers (1-3, Ligue 2).Un échec qui survient après trois mois passés sans la moindre défaite, précisément depuis le 30 octobre 2007 à Auxerre, en Coupe de la Ligue (2-6 après prolongation, 8es de finale).

Le succès angevin n’a d’égal que l’humiliation niçoise. Les pensionnaires de L 2, étonnants de sérénité, ont méthodiquement anéanti des Azuréens sans âme, qui ne sont jamais parvenus à se révolter. Le quatrième de L 1, méconnaissable, n’en avait hier que le nom. Une véritable leçon tactique lui a été infligée par un SCO en état de grâce.

Dès son premier match sous le maillot niçois, à dix-neuf ans, il s’était illustré. Quatre minutes après son entrée en jeu à la place de Bigné le 5 février 2005 au stade du Ray, Honorato Campos Ederson était irrégulièrement stoppé dans la surface de réparation, Nice obtenait un penalty et évitait une défaite contre Metz (1-1). Trois semaines plus tard, le Brésilien célébrait le premier de ses douze buts en Ligue 1 – un lob de 35 mètres aveuglant Audard ! – contre Monaco (2-1), le club qu’il aurait pu rejoindre avant Nice si l’ASM avait exploité le DVD qu’on lui avait présenté. Ederson était alors prêté par la Juventude. Il allait l’être jusqu’à juin 2006, sans que Nice ne lui verse de salaire...

EN JANVIER 2007, l’Olympique Lyonnais avait recruté le Sedanais Nadir Belhadj avant de le prêter six mois au club ardennais. Le sextuple champion de France apprécie apparemment cette façon de faire. Il va répéter l’opération. Il officialisera aujourd’hui la signature, pour quatre ans et demi, de Honorato Campos Ederson, le milieu de terrain de Nice, si la visite médicale se déroule sans accroc. Mais le Brésilien ne s’installera pas  immédiatement à Lyon. Il finira la saison dans le Sud, ce qu’il souhaitait. Les négociations ont abouti hier au siègede l’OGCN, où se trouvait Marino Faccioli, le directeur administratif de l’OL.

LES IMAGES TÉLÉVISÉES se révèlent parfois cruelles. En attendant le coup d’envoi de cette partie, Élie Baup a regardé, sur un des deux écrans du Stadium, Emana inscrire le troisième but du Cameroun devant la Zambie (5-1). Encore privé de sept autres de ses joueurs cadres, l’entraîneur du TFC a ensuite pu glisser seulement dix-sept joueurs valides sur la feuille de match de ce choc des extrêmes. Toulouse se trouvait premier non relégable au coup d’envoi tandis que Nice pointait au pied du podium.