Les négociations n’avaient pas avancé hier en soirée. Pape Diouf reste persuadé que "le bons sens l’emportera".

Malgré les démentis publiés en fin de semaine dernière, Lyon serait bel et bien entré dans la course pour enrôler Bakari Koné. Une solution que le joueur a repoussée. Son choix est arrêté et rien ne le fera changer d’avis, comme il a déjà décliné l’offre du PSG, au grand dam de ses dirigeants.

Dès lors, après la nouvelle déclaration de Maurice Cohen, hier matin, chacun est suspendu aux évolutions de ce mardi. Le 15 juillet permettra-t-il à l’OM de renouer des négociations plus poussées ou le club marseillais persistera- t-il dans son attitude de ne pas aller au-delà de la proposition émise il y a dix jours ?

L' "affaire Koné" n'a pas entamé le moral de l'intéressé. Toujours de bonne humeur malgré la rupture des négociations entre l'OGC Nice et l'Olympique de Marseille, "Baki" se dit étonné lorsqu'on lui parle du bras de fer qu'il aurait engagé avec son club. «Mais quel bras de fer ?, s'interroge-t-il amusé. Mon certificat médical prend fin dimanche. Je vais donc reprendre l'entraînement normalement lundi. Personne ne m'y a obligé, c'était prévu comme ça». Blessure diplomatique ou maladie imaginaire ? «Non, rétorque-t-il. Si c'était ça, ça voudrait dire que mon médecin fait mal son boulot !».

Vive la communication ! Nice a inventé une nouvelle mode estivale. On s'évite, on se répand, on se répond à coups de communiqués.

Mercredi, Bakary Koné s'est exprimé pour donner sa version des faits. Sans tarder, l'OGC Nice lui a répondu. À la lecture de cette réponse, on tombe à la renverse ! Le club reprend grosso modo les termes du joueur et apporte du crédit à ses déclarations. Pourquoi alors s'entêter ?

Pour une nuance de taille. Il y a un an, il a bien été question d'une estimation de l'indemnité de transfert selon "la valeur du marché", fixée par Nice. Celle que Koné et son entourage contestent aujourd'hui.

Hier après-midi, l’OGC Nice a claqué la porte des négociations à l’Olympique de Marseille au sujet du transfert de Baky Koné (26 ans). Le week-end passé, Pape Diouf, le président provençal, avait proposé 8,5 millions d’euros plus 1 million de bonus pour racheter les deux dernières années de contrat de l’Ivoirien. Nice lui a adressé une contre-proposition à 9 millions, assortis d’un bonus de 1 million et d’un intéressement de 1 5 % à la revente du joueur. Diouf a refusé. Pour le club azuréen, ce rejet signifie la fin des discussions. Mais Baky Koné l’entend différemment. Jusqu’ici, l’attaquant niçois avait préféré se taire.« Je ne voulais pas de polémiques, explique-t-il. Mais là, ça suffit, j’ai entendu trop de choses surmon compte, trop de choses qui m’ont fait du mal. » Joint à son domicile dans la soirée, il est sorti de son mutisme pour que l’on écoute sa version des faits. « Je ne suis pas un bad boy. J’ai toujours été correct avec les gens, je n’ai jamais fait d’histoires et aujourd’hui on raconte n’importe quoi sur mon compte », dit-il encore.

L'OGC Nice reste gourmand, très gourmand, pour son attaquant Bakari Koné.

Hier, le conseil d'administration du club a étudié la proposition de l'OM, transmise samedi en début d'après-midi. Comme Maurice Cohen l'avait déjà laissé entendre, elle a été jugée irrecevable.

Était-il dès lors utile de convoquer un conseil pour répéter la même chose ? Cette réunion a toutefois servi aux dirigeants niçois pour se concerter afin d'émettre une contre-proposition à l'OM. Elle est parvenue hier après-midi à la Commanderie et n'est pas du goût de Pape Diouf et de son équipe.