On saura peut être ce soir qui du Mans (14e) ou de Nice (8e) est le plus vulnérable du moment, sachant qu’un match nul serait déjà réconfortant pour les deux formations. À chacune ses soucis. La semaine passée, un Nice stressé alaissé filer contre Vannes (L 2) (1-1, 3-4 aux t.a.b.) une deuxième finale de Coupe de la Ligue en trois ans. Un K.O. « navrant » (Bamogo), « une tache dans une carrière » (Antonetti). Noté 5/20 par son entraîneur à Monaco en Coupe de France (0-1, 16es de finale), Nice a aussi calé en Championnat. Deuxième sur les quinze premières journées, il est seulement 17e sur les huit dernières, avec cinq points et un match en moins à livrer mardi à Nancy (20e j.). « Malgré tout, on est toujours huitièmes, alors qu’on est en année de reconstruction, note Bamogo. Maintenant, il nous faut sortir au plus vite de cette mini-crise, qu’on se rapproche des 42 points. » Mais comment Nice a-t-il soudain déraillé ?

« On veut L'Europe, on veut l’Europe ! » entendait-on s’élever des tribunes du Ray lors de la demi-finale de la Coupe de la Ligue Nice-Vannes, mercredi dernier (1-1 a.p., 3-4 aux t.a.b.). Mais l’équipe de L 2 a invalidé la commande. Derrière, Nice était trop meurtri pour résisterà Lyon et éviterun deuxième revers de suite en Championnat (1-3) après celui concédé chez le relégable Valenciennes (0-1).

De l'avis-même de son auteur, la causerie de Frédéric Antonetti à la pause a été « musclée ». « On a entamé le match à l’envers dans la première demi-heure, se justifiait-il. Contre Lyon, je ne pense pas qu’il fallait faire tourner le ballon derrière. Quand on s’en est aperçus, le mal était fait, il y avait 2-0. » Malmené techniquement, Nice s’était aussi fait sacrément secouer dans les duels. « Il faut être au summum de sa confiance et de son physique contre Lyon, et les deux étaient entamés après Vannes », relevait l’entraîneur niçois.

Après la glissade sur la peau de banane vannetaise, mercredi soir en demi-finales de la Coupe de la Ligue (1-1 a.p., 3-4 aux t.a.b.), Hellebuyck et sa femme ont été invectivés par des supporters, tout comme Mouloungui ou Bamogo. « Les premiers déçus, ce sont nous », certifie Rool. Après avoir mal négocié Nancy en 2006 en finale de la même épreuve (1-2), Nice a donc été rabaissé par une vaillante petite équipe de L 2, au budget près de cinq fois inférieur au sien, au bord du Stade de France.

 

Une finale s’est évaporée. Cédric Kanté est triste. « Il aurait fallu plus qu’un match sérieux pour mériter de passer, relevait le défenseur francomalien à la sortie des vestiaires. On rate le match le plus important de l’année. Les Vannetais ont été très bons, il fallait nécessairement un Nice plus fort, transcendé. On est revenus miraculeusement à 1-1. Il nous manquait cet esprit Coupe. »