Florent Balmont vient de mettre un terme à sa carrière à l'issue de cette saison. Pour le journal l'Equipe, il revient sur quelques souvenirs, souvant niçois (où il a joué de 2004 à 2008).

 

 

 

Quel est le joueur le plus drôle ?

 

Alaeddine Yahia déconnait et chambrait tout le temps. À Nice, il imitait très bien Frédéric Antonetti, quand le coach s’énervait, et ça nous faisait bien rigoler. Je pourrais aussi citer Sammy Traoré.

 

al.yahia

 

Le plus fou ?

 

Je « déconnectais » des fois, mais je pense que Cyril Rool pouvait le faire à un niveau encore plus élevé (rires). Quand il prenait le tournis à l’entraînement, il pouvait péter un câble et mettre des coups au-dessus du ballon. En dehors du terrain, il était adorable.

 

 

 

Et le plus fêtard ?

 

Lilian Laslandes aimait bien faire la fête et entraînait pas mal de monde. Quand il est arrivé à Nice, il nous avait organisé une soirée. On était sortis trois jours avant un match, ce qu’on ne fait jamais, et il avait invité toute l’équipe au restaurant. On n’allait pas bien, ça avait soudé le groupe, et on avait fait un super match (2-1 contre Bordeaux, le 3 février 2007).

 

 

 

Votre plus grosse dispute ?

 

À Nice, Frédéric Antonetti m’avait remplacé lors d’un match car j’énervais soi-disant tout le monde. Bon, j’étais peut-être un peu plus fou à cette époque-là (sourires). Il s’est levé, je me suis mis au fond du banc, on s’est chauffé. Le problème, c’est que je n’avais pas vu qu’il y avait une caméra à ma gauche. Le clash a été filmé et diffusé le soir même.

 

 

 

Votre grand regret ?

 

La défaite en finale de la Coupe de la Ligue avecNice(1-2 contre Nancy, en 2006, au stade de France). On était les favoris, 30 000 Niçois avaient mis une ambiance de fou. Mais on avait mal abordé ce match au niveau émotionnel. L’équipe de France ? C’est dommage de ne pas avoir eu l’opportunité de jouer une fois avec et voir ce que ça aurait donné. Mais j’étais déjà content de recevoir les pré-convocations et cela ne m’a jamais trop frustré.

 

 

 

Quel moment a changé votre carrière ?

 

J’ai franchi un palier en passant de Nice, où j’avais aussi l’image d’un joueur qui donnait beaucoup de coups, à Lille. Avec Rudi Garcia, on a davantage retenu mon côté joueur. Ce choix a été très bon, comme celui d’être prêté de Lyon à Toulouse. J’avais quatre ans de contrat mais je voulais jouer. Cette décision m’a lancé dans ma carrière pro.

 

 

 

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