Il restera pour nous un des plus grands présidents de football. On oubliera pas qu'en 2009 il affirmait :"Installer Nice durablement parmi les cinq meilleurs clubs français serait un beau challenge... Nice est une ville que j'aime et je m'entends très bien avec Christian Estrosi. On a déjà parlé tous les deux de cette possibilité. Ce club me donne envie. Moi, ça me plairait bien de les aider."  Nous adressons toutes nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

tapie

L'OM et l'OL menacés de sanctions après les incidents survenus en Ligue Europa

 

Après les incidents survenus dans leur stade jeudi, en Ligue Europa, respectivement contre Galatasaray (0-0) et Bröndby (3-0), des procédures disciplinaires seront très certainement ouvertes contre l'OM et l'OL. Avec sans doute des sanctions à la clé.

 

Les débordements vécus dans les stades français depuis le début de la saison de Ligue 1 se sont poursuivis jeudi soir sur la scène européenne. À Marseille, où l'OM recevait Galatasaray (0-0), en Ligue Europa, de sérieux incidents ont eu lieu entre les supporters du club turc, venus de plusieurs pays, et ceux du club phocéen. Des jets de fumigènes entre les tribunes, certains atterrissant sur la pelouse, ont conduit l'arbitre à arrêter le match, en première mi-temps, pendant huit minutes. Le tout entrecoupé de provocations entre les deux camps, certains fans de l'OM brandissant des drapeaux de l'Arménie.

 

En seconde période, d'autres troubles graves ont eu lieu en bas du virage Nord, avec des stadiers qui pourchassaient quelques ultras de l'OM. Et en toute fin de rencontre, c'était le bas de la tribune Jean-Bouin, près du banc de Galatasaray, qui hurlait sa colère sur les joueurs stambouliotes après une altercation virile entre Saliba et Diagne. Des gobelets et des bouteilles étaient balancés sur certains membres de l'équipe et du staff visiteurs.

 

L'UEFA attend les rapports


Après la rencontre, alors que les supporters de Galatasaray étaient toujours dans le « parcage » visiteurs en attendant de pouvoir sortir, des supporters marseillais les ont longtemps attendus à l'extérieur du Vélodrome pour en découdre. La situation a dégénéré avec les forces de l'ordre, obligées d'intervenir, notamment sur le parvis du stade. Quatre policiers ont été blessés et cinq supporters (trois turcs et deux de l'OM) ont été interpellés.

 

Pour l'heure, l'UEFA attend les rapports sur ce match évalué « à hauts risques », mais il ne fait aucun doute qu'une procédure disciplinaire sera ouverte. Au vu de l'importance des troubles, les deux clubs sont évidemment menacés de sanctions. Pour l'OM, l'addition pourrait être salée si la commission de discipline de l'instance européenne prend en compte ses antécédents. Elle peut en effet remonter cinq ans en arrière pour étudier le casier judiciaire olympien.

 

On y trouve une condamnation à un an de suspension de Coupes d'Europe avec sursis, avec une période probatoire de deux ans, prononcée en juillet 2018, après une répétition de graves incidents lors de son parcours achevé en finale de Ligue Europa. Marseille avait également écopé d'un match à huis clos ferme et 100 000 € d'amende.

 

L'OM était sanctionné pour des incidents en marge des matches contre Leipzig, en quarts de finale, à domicile, Salzbourg, en demi-finales (aller et retour), et lors de la finale perdue (0-3) face à l'Atlético de Madrid au Groupama Stadium de Décines. La période de deux ans est écoulée, l'OM ne risque donc pas d'exclusion, mais ces événements seront certainement pris en compte par la commission avant de se prononcer. Comme peut-être d'autres, plus ou moins sérieux : en février 2018 face à Braga, en août 2017, face à Domzale et Ostende, ou Konyaspor en septembre de la même année.

 

L'OL a aussi connu des troubles jeudi soir. La victoire face à Bröndby (3-0) a en effet été marquée par des débordements entre supporters, donnant lieu à sept interpellations. Un supporter du club lyonnais a été arrêté avant le match. Cinq autres pendant la rencontre : quatre côté OL (trois pour jets de bouteille, un pour dégradation) et un côté danois. Les heurts se sont poursuivis ensuite avec une bagarre dans le centre de Lyon, provoquant l'interpellation d'un autre supporter lyonnais.

 

L'OL aussi a des antécédents.


Les faits semblent moins graves qu'à Marseille. Mais l'OL a aussi un passé disciplinaire. Il a été sanctionné avec des amendes pour des incidents en Ligue des champions face à Leipzig, en décembre 2019, Benfica en novembre de la même année, Hoffenheim, en novembre 2018, et plusieurs autres déjà en Ligue Europa en 2017. Il a aussi écopé d'un match à huis clos après des problèmes plus sérieux survenus face au CSKA Moscou dans la même compétition le 15 mars 2018.

 

A la décharge de l'OL, j'étais au stade hier, la rencontre s'est déroulée sans problème avec un ou deux jets de verre mais un lot de fumigème magnifique. Mais nous attendons les réactions des donneurs de lecons du match Nice - OM.

 

 

"Je pense que les sanctions qui ont été prises n'ont pas forcément été assez dures. Quand on envahit un terrain pour moi il doit y avoir des sanctions beaucoup plus dures pour que cela ne se reproduise plus. Je ne suis pas sûr que si Nice avait eu dix ou quinze matchs de huis clos, ils seraient tous rentrés sur le terrain à Lens." déclare Valère Germain dont SES supporters ont caillassé le bus de Bordeaux... Il y a quelques fois il vaut mieux se la fermer plutôt que de dire des conneries... surtout lorsque l'on sait que les premiers incidents de cette saison ont eu lieu à Montpellier!!!

 

Ce dimanche en Ligue 1, la Ligue 1 va attirer beaucoup de regards. En effet, si l’Olympique Lyonnais se déplace au Parc des Princes pour affronter le PSG et que Marseille accueille le Stade Rennais, le derby de la côte d’Azur est également au programme avec un alléchant OGC Nice - AS Monaco. Et bizarrement, les Niçois ne sont pas favoris pour cette rencontre

Les aiglons ne feront pas appel. En effet, Jean-Pierre Rivère a affirmé : « Ce qu'il s'est passé est inadmissible. On déplore évidemment ces incidents. Dans notre esprit, il n'est pas question de faire appel sur cette décision. La commission a fait son travail, en profondeur. Elle a pris ses décisions en dehors de toute la pression médiatique. On comprend la médiatisation, elle a des limites. Notre premier travail c'est de se dire que cela n'arrive plus jamais. On a pris des mesures que l'on a expliqué à la commission, notre travail va être de nous améliorer, cela fait sept ans qu'on était pas passés devant la commission. Dans cette médiatisation, on a un stade avec des supporters, il est clair que la poignée d'individus qui a enfreint la règle a privé notre public de revenir au stade. On est désolés pour eux. En ce qui concerne les supporters, il y a des choses qui me dérangent."

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