Si Nice a réussi un très bon début de saison et sera peut-être l'équipe surprise en fin d’exercice, l'hiver sera important pour les Aiglons. Avec 5 joueurs à la CAN, les Aiglons ne seront pas à l'abri.

Classement : 7e

Après la saison passée, où les Niçois avaient dû lutter pour le maintien, personne ne les voyaient réaliser un tel début de saison. Mais comparé à l'année passée, le Gym a gardé ses cadres (Lloris, Echouafni, Balmont, koné, Laslandes). Et si on dit dans les couloirs du Ray que Frédéric Antonetti a mis de l'eau dans son vin et que ses relations avec les joueurs sont meilleures, le coach a aussi pu compter sur l'arrivée de joueurs qu'ils connaissaient (Hognon, Hellebuyck) et le départ de certains avec qui le courant passait alternativement (Vahirua et Bellion). Au final, le groupe niçois est équilibré entre les jeunes (Apam, Lloris, Ederson, Diakité) et les joueurs expérimentés (Laslandes, Echouafni, Rool, Balmont, Hognon). Le groupe est aussi équilibré dans le jeu, avec une équipe cherchant à faire du jeu (plutôt rare en Ligue 1), mais aussi appliquée à très bien défendre. Comme quoi, il est possible de faire les deux.

Le match référence : Marseille-Nice 0-2 (6e j)

D'ordinaire, ce sont les matches contre Monaco que les supporters niçois gardent en tête. Cette année, ils se souviendront de ce Marseille–Nice de la 6e journée. Cela faisait 30 ans que Nice n'avait plus gagné au Vélodrome. Après un très bon match, les Niçois se sont imposés logiquement. Surtout qu'en ce début de saison, les hommes d'Antonetti n'arrivaient pas à glaner des points à l'extérieur. Avant Marseille, ils restaient sur deux revers à Caen et Nancy.

Il a brillé : Hugo Lloris

Quel gardien ! Il y a eu souvent de très bons gardiens à Nice, mais Hugo Lloris est parti pour faire une magnifique carrière. Après une première saison en Ligue 1, il confirme cette année. Souvent décisif, il a moins d'arrêts à faire cette saison, ce qui rend sa tâche d’autant plus difficile. Blessé, il a su revenir à son meilleur niveau. Après le festival réalisé contre le Paris SG, on se dit qu'il appartient à la catégorie des très grands. On aurait pu citer aussi Baky Koné qui réalise un début de saison magnifique.

Au bord du gouffre L'an passé à pareille époque, l'OGC Nice a repris des couleurs cette saison. Intraitable à domicile et invaincu depuis 9 journées, le Gym pointe en septième position de la L1 à la trêve, fort d'un recrutement heureux et d'une cohérence collective retrouvée. Une renaissance qui s'inscrit dans la droite lignée du dénouement du précédent exercice qui avait vu les Aiglons sauver leurs plumes parmi l'élite à la faveur d'une deuxième partie de championnat exemplaire. 

Treize, un nombre forcément porte-bonheur sur la Côte d'Azur. Treize, c'est le nombre de points que les Niçois ont gagné par rapport à la saison passée. Fin décembre 2006, ils se voyaient en effet contraints de passer les fêtes avec 16 unités au compteur, cloués au 19e rang de la L1 et alors promis à la relégation comme leurs compagnons de galère troyens et sedanais, tombés depuis. Un an plus tard, ce sont les Valenciennois et les Lorientais qui encadrent les Aiglons. Un tableau aux apparences trompeuses puisque tout ce petit monde ne lutte pas pour le maintien mais bel et bien pour l'Europe...

Avec 29 points dans la besace à mi-parcours du Championnat, les Azuréens, non contents de ne pas avoir à surveiller leurs arrières en redoutant la chute, peuvent se targuer de ne pointer qu'à quatre longueurs d'une potentielle qualification pour la Ligue des champions. Une belle revanche, assurément, pour un des clubs les plus fiables de France depuis un an maintenant. Car ce début de saison flatteur n'est en définitive que le prolongement de la bataille héroïque qu'avaient dû mener les hommes de Frédéric Antonetti pour sauver leur peau parmi l'élite l'an dernier, eux qui n'avaient esquivé le couperet de la faucheuse relégation qu'à quatre points près.

Le Ray imprenable depuis près d'un an

Depuis janvier 2007 en effet, les Niçois impriment un rythme de solide prétendant à l'Europe, avec 1,5 point pris en moyenne par match pour un bilan de 15 victoires, 17 nuls et 8 défaites - dont une seule concédée au Ray, face à Toulouse, au tout début de ce parcours rédempteur. Cette saison, les Aiglons ont conforté leur assise domestique et figurent, à l'instar des Nancéiens et des Valenciennois, parmi les trois derniers hôtes invaincus à ce jour en championnat. A l'accueil à dix reprises depuis l'ouverture des hostilités, les pensionnaires du Gym se sont fait respecter devant leur public six fois et n'ont daigné partager les points qu'en quatre occasions.

Mieux encore, l'OGCN est devenu l'équipe à battre en L1 depuis la dixième journée et sa défaite au Mans (0-2), le 6 octobre dernier, invincible même sur les terres des sextuples champions de France lyonnais (0-0). Le principal fait d'armes des Niçois cette saison demeure toutefois leur incontestable succès signé au Vélodrome, lors de la 6e levée, aux dépens de Marseillais alors moribonds (0-2). Une victoire qui, comme nous le confiait récemment, Florent Balmont "a été un véritable déclic, elle nous a fait énormément de bien." D'autant qu'elle a été fructifiée par la suite.

Après avoir frôlé la relégation, l'OGC Nice a connu une saison plus tranquille, avec notamment un très bon passage qui aurait pu conduire le club azuréen en UEFA.