Certes, Lens a trouvé la transversale, en toute fin de match, sur une tête de Maoulida (89e). Mais les Nordistes peuvent s’estimer heureux d’avoir pris un point, hier soir, contre Nice. Cela leur permet d’étendre leur série d’invincibilité à six rencontres, dont cinq en L 1. Toutefois, il s’agit du deuxième match nul de suite à domicile après Strasbourg, et les Sang et Or reculent à la quinzième place.

A l'image de son équipe, Florent Balmont est rayonnant. Avec Echouafni, la sentinelle, Hellebuyck, son pendant à gauche, et Ederson, le meneur brésilien surdoué, Balmont fait partie du carré magique des Aiglons et brille au sein du milieu en losange instauré par Frédéric Antonetti. « Il est l'un des tous meilleurs joueurs du Championnat à son poste », confirme son entraîneur. Gros travailleur, excellent dans le harcèlement, il délivre des passes décisives et sait trouver Koné les yeux fermés.

Pour l'emporter hier au stade du Ray, Marseille a dû faire preuve d’un mental acéré face à la pression niçoise, s’en remettre à quelques exploits de Mandanda, mais surtout afficher ses progrès dans le jeu. L’OM peut se réjouir de compter sur une division offensive performante. Nasri absent, Valbuena s’est mué avec bonheur en meneur de jeu tandis que Niang et Cissé ont tous les deux marqué. Pour Nice, après l’élimination en Coupede France (à Angers, 1-3), il va falloir serrer les rangs, les absences de Koné et Laslandes ayant compté hier soir.

Hugo Lloris, vingt et un ans, et Steve Mandanda, vingt-deux ans, ne se quittent plus. Régulièrement convoqués ensemble en Espoirs par René Girard, il ont franchi un palier cette semaine en participant à la large revue d’effectif voulue par Raymond Domenech. Ils se sont partagés (une mi-temps chacun) le but de l’équipe A’ mardi contre la république démocratique duCongo (0-0). Et, ce soir, ils se retrouveront face à face lors d’un très attendu Nice-Marseille au stade du Ray.

COMME EN 2007 contre Montpellier (Ligue 2), en 2006 contre Brest (L 2) et en 2005 contre Nîmes (National), Nice a disparu samedi soir sur la pelouse d’un club hiérarchiquement  inférieur, Angers (1-3, Ligue 2).Un échec qui survient après trois mois passés sans la moindre défaite, précisément depuis le 30 octobre 2007 à Auxerre, en Coupe de la Ligue (2-6 après prolongation, 8es de finale).