S’il dit poursuivre sa réflexion, l’entraîneur corse, lassé d’attendre un stade et des moyens, devrait quitter Nice à la fin de la saison.

 

Dimanche après midi, tout au long de Nice - Saint-Étienne (3-1), les supporters niçois ont scandé le nom de Frédéric Antonetti. Ils l’avaient déjà plébiscité il y a deux semaines, lors de la venue de Lorient (2-0), et l’entraîneur corse y avait été particulièrement sensible. « J’aime mieux ça que me faire cracher dessus », avait-il souri. Mais la reconnaissance du public du stade du Ray ne suffira pas à le retenir.

Les niçois ont très mal vécu les commentaires de leurs adversaires nantais les assimilant à des « vacanciers » après leur défaite à la Beaujoire (0-2) la semaine passée. Mais, vu leur comportement ce jour-là, ils ne peuvent guère s’en offusquer. « Il y a un minimum à faire et ce minimum on ne l’a même pas montré », reconnaît Olivier Echouafni. Mais ils ont déniché là une source de motivation pour la venue de Saint-Étienne. « On a envie que cette rencontre arrive rapidement pour effacer cette tache et terminer la saison du mieux possible », poursuit le capitaine.

Alors que Bernard Tapie affirme ce matin dans Nice Matin : "Si on venait me le demander, je mettrais sans doute du coeur, mon expérience et de l'argent dans l'OGCN. Parce que c'est juste ce qui lui manque pour devenir un grand d'Europe et pour renouer avec l'équipe mythique des années cinquante ou celle des années soixante-dix..."

La hierarchie est davantage malmenée en France que dans les grands Championnats européens. Et quand arrive le printemps, certaines équipes pensent déjà à l’été. Hier soir, les Nantais ont livré une prestation sérieuse. Sans doute la plus convaincante sur leurs terres depuis leur dernier succès sur Lyon (2-1), le 6 décembre. Ils commettraient une erreur, cependant, en se voyant plus beaux qu’ils ne le sont. S’ils ont logiquement battu Nice, mettant fin à une série de neuf matches sans victoire, ce n’est que le fantôme du huitième de la L 1 qui a erré sur la pelouse de la Beaujoire.

 

Cette semaine Bernard Lacombe était encore au Brésil pour traquer la bonne affaire en vue du prochain marché des transferts. Mais Lyon sait que son secteur offensif, terriblement mal géré cette saison, peut être renforcé quasiment à sa demande par un jeune joueur prometteur, presque international A, polyvalent et qui n'aurait pas besoin de s'intégrer, pour peu que celui-ci estime qu'il aura du mal à progresser dans son club. Ce joueur, Loïc Rémy, a inscrit un doublé contre Lorient la semaine dernière (2-0). Lyon l'a cédé à Nice en juin dernier contre 8 millions d'euros, mais possède une priorité pour le faire revenir. Une seule obligation pour l'OL : s'aligner sur la meilleure proposition (de salaire et d'indemnité de transfert) formulée à Nice. Une limite, aussi : «Lyon n'est pas prioritaire sur les clubs étrangers», nous apprend le joueur.