Malgré un petit passage à vide en fin d’année, Nice n’a pas à rougir de sa première moitié de saison. Loin de là. En embuscade derrière les pointures du championnat, les Aiglons peuvent plus que jamais rêver d’Europe.

Après une première moitié de saison convaincante qui l’a vu s’installer un moment à la deuxième place du classement en dauphin de Lyon, Nice ne voulait surtout pas terminer l’année sur une mauvaise note. Le Gym tenait à réagir après trois matches contre l’OM, Grenoble et Lille où il n’avait pris qu’un point sur neuf. C’est peut-être ce qui a permis aux Aiglons de trouver les ressources pour égaliser au boutdu temps additionnel grâce à un superbe coup de tête de Vincent Hognon. « C’est un point acquis avec les tripes », explique Habib Bamogo. « Sur ce coup-là, on a démontré qu’on avait de grosses ressources mentales », ajoute Olivier Echouafni.

« Il est temps de se remettre en question, de changer d’état d’esprit et de revenir aux valeurs essentielles, celles qui nous ont permis d’obtenir des résultats. En ce moment, on ne fait pas assez d’efforts, moi le premier. Contre Lille (0-1), je n’ai pas été à la hauteur et ma prestation a été catastrophique. Il faut qu’on retrouve cette détermination collective qui nous caractérisait et faisait la différence. » Cette analyse sans concession émane de David Hellebuyck. Elle prend d’autant plus de poids que l’ancien Stéphanois n’a pas pour habitude de se répandre.

Que demanderait Habib Bamogo à Noël pour compléter sa panoplie ? « Un jeu de tête », répond-il sans hésitation. Il a pourtant marqué du front contre Nantes (2-1). « Mais j’étais seul. Chez moi, on va dire que la tête, c’est juste fait pour réfléchir. » Bamogo, vingt-six ans, est diplômé de l’école montpelliéraine, 143 fois titulaire en L 1 à Montpellier, Marseille , Nantes et Nice (sur 220 matches).

 

Le regard de David Hellebuyck sur la défaite concédée devant Lille, la première au stade du Ray cette saison, est sans concession : « On n’a pas été à la hauteur, moi le premier. On est passés à travers, on n’a rien fait, ils nous ont bouffés. On n’a pas su se créer ne serait-ce qu’une occasion, ou presque, et si, physiquement, on n’est pas là contre Lille, une équipe qui base tout sur les duels, ce n’est pas la peine, on ne peut rien espérer. C’est dommage de finir l’année à domicile comme ça. On a laissé passer le train. »