Pendant que les joueurs niçois entamaient hier une grosse semaine de travail à Vichy, Baky Koné était à son domicile, à Nice. L’attaquant ivoirien a décidé de ne pas se rendre en stage dans l’Allier avec le reste du groupe pour mettre la pression sur ses dirigeants. Eux ne veulent pas le transférer à l’OM à moins de 12 millions d’euros. Le joueur niçois, auteur la saison dernière de 14 buts, ne s’est même pas déplacé au parc des sports de l’Ouest, lieu de préparation habituel des Aiglons, pour entretenir sa condition.

« Baky » Koné n'en démord pas. Il veut aller à Marseille. Ni la proposition de Paris, ni celle de Saint-Étienne, deux clubs prêts à débourser les 12M que réclame Nice, ne l’ont ébranlé. Et, pour bien montrer sa  résolution, l’attaquant ivoirien de l’OGC Nice a décidé hier d’entamer un bras de fer avec son club. Vingt-quatre Niçois devaient partir en stage à Vichy.

Après une belle saison, Nice a vu plusieurs de ses cadres partir dans des clubs plus huppés. Buteurs à 14 reprises en 2007-2008, Baky Koné, bénéficiaire d’un bon de sortie, est toujours dans l’effectif. Avec ou sans lui, l’objectif des Aiglons sera d’assurer le maintien.

Après quarante-trois jours de décompression, vingt-deux Niçois se sont remis au travail, hier matin, en plein cagnard. « Champion de France, c’est l’objectif ! », s’est écrié Antonetti dans un grand sourire. Puis, plus sérieux : « C’est un nouveau cycle. On a perdu quatre ou cinq titulaires. Le minimum, c’est le maintien. Après, on aimerait être des animateurs dans ce Championnat. »

Un an après, Maurice Cohen, n'a pas changé de discours. Malgré le bon comportement de son équipe lors du précédent exercice (8e), le président de l'OGC Nice confirme que le club azuréen jouera de nouveau le maintien cette saison. Un discours prudent qui n'est pas lié à la fuite des talents qui a marqué l'intersaison niçoise. «On fonctionne étape par étape, dit-il. D'abord le maintien. Ensuite on essaiera de viser plus haut. On est comme des plongeurs. Ça marche pallier par pallier. L'an dernier, on nous promettait l'enfer lorsqu'on a perdu Bellion, Fanni, Vahirua et Varrault, quatre titulaires indiscutables. Au final, on s'en est plutôt bien sorti».