LOÏC RÉMY a fêté ses vingt et un ans le 2 janvier dernier. Mais il lui faut remonter loin dans sa mémoire pour trouver trace d’un match où il a été opposé à l’Olympique Lyonnais. « J’avais onze ou douze ans et je jouais à l’ASPTT Lyon, mon premier club. Dans les catégories de jeunes, il y avait des rendez- vous fréquents avec l’OL. C’est là que j’ai été repéré et recruté. Ensuite, j’ai fait toute ma formation du côté de Gerland. »

Malgré les départs de plusieurs cadres, Nice réussit un début de saison prometteur. Quatrième après quatre journées, le GYM profite d’un mélange de stabilité et de prise de risque sur le marché des transferts. 

Olivier Echouafni et Lionel Letizi l’avaient espéré à haute voix dans la semaine précédant le match face à Valenciennes. « On fait un  début de saison très correct. L’idéal serait de battre Valenciennes pour confirmer », avait dit le capitaine. « Ça nous permettrait de clore un super mois d’août », avait ajouté le gardien. La mission a été menée à bien. Antoine Kombouaré et les siens, défaits sans l’ombre d’un doute, ont subi le traitement  habituel de la part des Aiglons (c’est la cinquième défaite d’affilée de VA face au Gym), et voilà Nice installé dans les hauteurs du classement, avec neuf points engrangés sur un total maximal de douze.

Pour 24 heures au moins, Nice s’est installé sur le podium de la Ligue 1. C’est certes anecdotique après seulement quatre journées de Championnat mais cela illustre tout le potentiel d’une équipe encore séduisante hier soir. Malgré un bilan de trois victoires en quatre matches, Frédéric Antonetti ne s’enflamme pas : « Le premier bilan, on le tirera après dix matches, nuance-t-il. À ce moment-là, on en saura plus sur nos forces et nos faiblesses comme sur celles de nos concurrents. » Mais cette place de troisième arrive à point nommé pour couronner un mois d’août en tous points prometteur, où les Aiglons ont laissé apparaître de réelles qualités. Un potentiel qui s’est encore, par moments, largement exprimé hier soir face à une équipe de Valenciennes dominée dans tous les secteurs de jeu et qui a subi une cinquième défaite de rang face à Nice.

En alignant deux vixtoires (pour une défaite) lors des trois premiers matches, les Niçois ont surpris. Mieux, ils se sont surpris eux-mêmes. « On ne s’attendait pas à avoir déjà six points, reconnaît Cédric Kanté. On avait deux matches à l’extérieur et on était confrontés à deux de nos bêtes noires : Nancy et Auxerre. »