Ce soir s'annonce la 97e rencontre entre Monaco et Nice, autrefois surnommée le « derby du soleil » ou le « derby en bleu » (D 1, D 2, Coupe de l’AS Monaco (1924). Le premier vrai derby entre l’AS Monaco et l’OGC Nice remonte donc au 8 novembre 1953 au stade Louis-II, en D 1. Dans une ambiance de kermesse et sous un ciel lapis-lazuli, les Aiglons, avec Just Fontaine dans leurs rangs, s’imposent 3-0.

Dans quelques semaines Loïc Rémy devrait arborer une magnifique montre de marque à son poignet gauche. Quand il a signé au Gym l’été dernier, Roger Ricort, le directeur sportif niçois, lui a promis de lui offrir la sienne s’il marquait au moins 10 buts en Championnat. L’ancien Lyonnais, malgré deux mois d’absence dus à deux blessures à la cheville droite puis au genou droit, en compte déjà sept à son actif.

« Il ne nous reste plus q'une solution, continuer à y croire. » C’est avec une bonne dose d’humour suisse que Stéphane Grichting a commenté hier soir la défaite concédée par Auxerre à Nice, la onzième déjà cette saison, qui intervient en plein coeur d’une série horrible. Depuis qu’ils ont battu Sochaux mi-novembre, les hommes de Jean Fernandez ont accumulé les contre-performances. En sept rencontres ils n’ont pris qu’un petit point. Ils ont glissé de la 10e place jusqu’à la limite de la zone rouge. Hier ils ont été rejoints par Saint-Étienne et si Sochaux s’impose cet après-midi au Parc, ils seront sur lamêmeligne que le premier relégable.

NICE peut continuer à y croire. Sa volonté de retrouver le Stade de France, trois ans après la finale de Coupe de la Ligue perdue face à Nancy (1-2), est toujours en passe de se réaliser. Les Aiglons ont franchi un obstacle supplémentaire en se débarrassant hier du Havre et en se qualifiant pour les demi-finales de l’épreuve, programmées début février. Présenté comme ça, il n’y a rien de surprenant. Les Azuréens forment l’une des bonnes équipes de L 1 et ils recevaient la lanterne rouge du Championnat. La logique a donc été parfaitement respectée.

Le traumatisme n’existe plus mais il a été long à se dissiper. Battus (1-2) par Nancy en finale de la Coupe de la Ligue 2006, les Niçois ont eu beaucoup de mal à s’en remettre. Frédéric Antonetti, Cyril Rool et Olivier Echouafni, les seuls à être toujours au club, s’en souviennent encore. « D’habitude, raconte l’entraîneur, une défaite me prend la tête vingt-quatre heures. En général, le lendemain ça repart. Là, il m’a fallu près de deux semaines pour m’en remettre. Ça reste un de mes pires souvenirs d’entraîneur. » Echouafni a vécu la défaite de la même façon. « À trente trois ans, c’était ma première finale. Ce fut une frustration totale. »