Quel regard portez-vous sur le début de saison de Nice ?

Il est très bon puisque nous avons enchaîné trois victoires après un mauvais départ au Havre. On a su rectifier d'emblée, c'était important pour le moral et la confiance avant le prochain gros match à Lyon.

Frédéric Antonnetti fait un premier bilan à l'issue des 4 journées de Ligue 1. Malgré les 9 points engrangés et la quatrième place de l'OGC Nice au classement, Frédéric Antonneti garde les pieds sur terre. Trois questions au coach niçois.

Un but et une victoire : peut-on dire que c’est la soirée idéale pour vous ?

Je pense que c’est la soirée idéale pour tout le monde. Malgré le fait qu’on soit une équipe en reconstruction, qui a perdu beaucoup de titulaires, on a réalisé un très bon mois d’août. Dans le jeu, on est conscient que tout n’est pas parfait. Pour l’instant c’est un peu moins bien que l’année dernière. Mais c’est normal, il y a des recrues et il faut s’habituer.

« Cédric, Valenciennes est Nice se ressemblent : les deux clubs ont perdu cet été plusieurs de leurs cadres et réussissent malgré tout une bonne entame...

C'est vrai. Chez eux, Ouaddou, Chelle, Roudet et Savidan sont partis. A Nice, nous avons du faire face aux départs de plusieurs titulaires (Lloris, Balmont, Ederson, Koné, Laslandes). Je ne sais pas quels sont les objectifs des valenciennois, mais les deux équipes ont pris un départ correct alors qu'on leur prédisait des débuts difficiles.

Frédéric Antonetti, quel est votre sentiment après cette victoire de Nice ?

Je pense que le résultat est très positif et c'est très bien pour la confiance. L'état d'esprit était là, présent. Nous aurions pu mieux maîtriser certaines situations mais je suis content de mes joueurs car leur état d'esprit a été bon, exemplaire, avec beaucoup d'investissement et d'engagement qui nous a permis de ne pas être trop inquiété. Mais pour moi, c'est le minimum syndical. Je voudrais simplement que nous ayons un peu plus de lucidité sur certaines actions.

Loïc Rémy, quel regard portez-vous sur le défaite concédée face au Havre (1-0) samedi dernier pour l’ouverture de la saison ?

On a mal a débuté face à un promu qui avait une énorme envie de bien faire devant son public. C’est toujours compliqué de jouer contre de telles équipes. On a aussi laissé passer notre chance. On a vendangé pas mal d’occasions. Il va falloir rapidement rectifier le tir parce qu’on risque de revivre ce type de scénario à plus d’une reprise cette saison.

Cédric Kanté, le championnat reprend ses droits dans quelques jours. Où en est l’OGC Nice ?

On est plutôt bien malgré les nombreux départs qui sont intervenus durant l’intersaison. Le groupe a été bouleversé avec la perte de joueurs comme Baky Koné, Florent Balmont, Lilian Laslandes, Hugo Lloris et Ederson. Ce n’est pas évident mais le club dispose de jeunes éléments en devenir qui ne demandent qu’à avoir leur chance. Au début, on va sûrement avoir des manques dans notre jeu mais ça va progressivement venir. Pour l’instant, le groupe vit très bien ensemble. Personne ne se tire dans les pattes. On a envie d’aller de l’avant. C’est une bonne base.

Loïc Rémy, comment se passe l'intégration dans votre nouveau club ?

L.R : Tout se passe bien pour le moment. Lorsque je suis arrivé, je ne connaissais pas grand monde mis à part Anthony Modeste avec qui j'ai évolué en sélection. Je partais un peu dans l'inconnu. Et puis, tout le monde m'a mis à l'aise que ce soit mes coéquipiers ou bien le staff. Tous ont favorisé mon adaptation.

Eric, quelles sont les raisons qui vous ont poussé à quitter Strasbourg pour vous engager avec l’OGC Nice ?

Eric Mouloungui : Déjà, mon souhait était de pouvoir continuer à évoluer en Ligue 1. Malheureusement, Strasbourg a été reléguée et il était hors de question pour moi de jouer en Ligue 2. Dès que j’ai eu l’opportunité de signer à l’OGC Nice, j’ai tout fait pour la saisir, même si ça a été un peu difficile. Je sais que j’ai beaucoup à apprendre et que je vais pouvoir le faire dans cette équipe. Je suis à Nice pour progresser.

Reuters : Une nouvelle saison commence et le visage de Nice a pas mal changé avec des départs de joueurs importants.

Frédéric Antonetti : La meilleure des choses aurait été qu'il y ait une continuité mais bon, comme le stade ne s'est pas fait (NDLR : le projet de grand stade a capoté pour vices de procédure) et qu'on ne peut pas y rentrer avec cette équipe-là, il faut recommencer avec un nouveau cycle. On y entre effectivement en perdant des joueurs qui étaient des titulaires à part entière. On a donc des nouveaux joueurs et il y a encore des cas à régler. Il faut que tout le monde, joueurs et club, y trouve son compte. Ils se régleront sans doute d'ici le début du championnat.