Frédéric Antonetti, quel est votre sentiment après cette victoire de Nice ?

Je pense que le résultat est très positif et c'est très bien pour la confiance. L'état d'esprit était là, présent. Nous aurions pu mieux maîtriser certaines situations mais je suis content de mes joueurs car leur état d'esprit a été bon, exemplaire, avec beaucoup d'investissement et d'engagement qui nous a permis de ne pas être trop inquiété. Mais pour moi, c'est le minimum syndical. Je voudrais simplement que nous ayons un peu plus de lucidité sur certaines actions.

Loïc Rémy, quel regard portez-vous sur le défaite concédée face au Havre (1-0) samedi dernier pour l’ouverture de la saison ?

On a mal a débuté face à un promu qui avait une énorme envie de bien faire devant son public. C’est toujours compliqué de jouer contre de telles équipes. On a aussi laissé passer notre chance. On a vendangé pas mal d’occasions. Il va falloir rapidement rectifier le tir parce qu’on risque de revivre ce type de scénario à plus d’une reprise cette saison.

Cédric Kanté, le championnat reprend ses droits dans quelques jours. Où en est l’OGC Nice ?

On est plutôt bien malgré les nombreux départs qui sont intervenus durant l’intersaison. Le groupe a été bouleversé avec la perte de joueurs comme Baky Koné, Florent Balmont, Lilian Laslandes, Hugo Lloris et Ederson. Ce n’est pas évident mais le club dispose de jeunes éléments en devenir qui ne demandent qu’à avoir leur chance. Au début, on va sûrement avoir des manques dans notre jeu mais ça va progressivement venir. Pour l’instant, le groupe vit très bien ensemble. Personne ne se tire dans les pattes. On a envie d’aller de l’avant. C’est une bonne base.

Loïc Rémy, comment se passe l'intégration dans votre nouveau club ?

L.R : Tout se passe bien pour le moment. Lorsque je suis arrivé, je ne connaissais pas grand monde mis à part Anthony Modeste avec qui j'ai évolué en sélection. Je partais un peu dans l'inconnu. Et puis, tout le monde m'a mis à l'aise que ce soit mes coéquipiers ou bien le staff. Tous ont favorisé mon adaptation.

Eric, quelles sont les raisons qui vous ont poussé à quitter Strasbourg pour vous engager avec l’OGC Nice ?

Eric Mouloungui : Déjà, mon souhait était de pouvoir continuer à évoluer en Ligue 1. Malheureusement, Strasbourg a été reléguée et il était hors de question pour moi de jouer en Ligue 2. Dès que j’ai eu l’opportunité de signer à l’OGC Nice, j’ai tout fait pour la saisir, même si ça a été un peu difficile. Je sais que j’ai beaucoup à apprendre et que je vais pouvoir le faire dans cette équipe. Je suis à Nice pour progresser.

Reuters : Une nouvelle saison commence et le visage de Nice a pas mal changé avec des départs de joueurs importants.

Frédéric Antonetti : La meilleure des choses aurait été qu'il y ait une continuité mais bon, comme le stade ne s'est pas fait (NDLR : le projet de grand stade a capoté pour vices de procédure) et qu'on ne peut pas y rentrer avec cette équipe-là, il faut recommencer avec un nouveau cycle. On y entre effectivement en perdant des joueurs qui étaient des titulaires à part entière. On a donc des nouveaux joueurs et il y a encore des cas à régler. Il faut que tout le monde, joueurs et club, y trouve son compte. Ils se régleront sans doute d'ici le début du championnat.

Maurice Cohen était l'invité de RMC Sport Eté. Le président niçois est revenu sur les joueurs qui ont refusé de venir et a ménagé le maire de Nice concernant le grand stade en affirmant lui faire confiance. Heureusement, car il l'a soutenu de manière personnelle. On notera que le dirigeant niçois ne s'est pas attardé sur l'afflux de sponsors. Ré-écoutez quelques extraits de l'émission.

Balmont, Laslandes, Ederson, Koné et Lloris partis à l'intersaison, comment Nice va pouvoir se remettre de ces départs?

Ce sont cinq titulaires, et pas des moindres, qui nous ont quitté. Cela fait 50% de l'effectif en moins, ce n'est pas rien, Même si défensivement, à part Hugo (Lloris), on n'a pas perdu de monde, devant, on a été amputé de quasiment tout le secteur offensif. C'est un nouveau cycle qui démarre, des jeunes joueurs sont arrivés mais il va falloir retrouver des automatismes. On ne se fixe pas d'objectifs mais on sait que le maintien en fera partie et si on peut faire mieux...

En marge de la présentation des nouveaux maillots de l'OGC Nice, Maurice Cohen est revenu sur le transfert de Baky Koné ainsi que sur son remplacement. La piste Piquionne se complique...

Maurice Cohen a annoncé mardi que l'OGC Nice mettait un terme aux négociations avec l'Olympique de Marseille concernant le transfert des Bakari Koné. Alors que l'OM proposait 8,5 millions d'euros plus un million de bonus pour s'attacher les service de l'international ivoirien, le club azuréen a fait contre-proposition de 9 milllions d'euros, plus 1 millions de bonus et 15% à la revente, qui a été refusée par les dirigeants phocéens. Le président de l'OGCN attend désormais son joueur à l'entraînement dès lundi. «S'il n'est pas là, il sera déclaré intransférable», prévient Cohen.