L'OGC Nice a fourni un match de bonne facture malgré quelques imprécisions. Les aiglons sont allés de l'avant mais le fait du match reste l'action où Saint Maximin remet le ballon à Srarfi qui décale Maolida mais ce dernier râte son contrôle alors que l'attaquant acheté 10 millions d'euros était seul face au but. Nous maintenons que ce joueur sera sûrement bon dans un an mais ne peut tenir notre attaque. Voilà comment râter 3 points qui nous ont été présentés sur un plateau. Rageant!

Fiche technique

Toulouse FC - OGC Nice : 1 - 1 (0-1)
Arbitre : M. Delajod

Buts :
TFC : Dossevi (54e)
OGCNice : Srarfi (29e)

Avertissements :
TFC :Moreira (46e)
OGCNice : Tameze (45e), Walter (86e)

Les équipes :
TFC : Reynet - Moreira (Sylla, 77e), Todibo, Jullien, Moubandjé - Garcia, Sangaré - Dossevi (Jean, 79e), Durmaz (Cahuzac, 65e), Gradel (cap) - Mubele

OGCNice : Benitez - Herelle, Dante (cap), Sarr - Atal, Lees-Melou, Tameze, Coly - Srarfi (Walter, 69e), Myziane, Saint-Maximin (Sacko, 84e)

Les buts

54ème But de Dossevi pour Toulouse ! Sur un coup franc à 35 mètres de la gauche vers la droite, Garcia trouve Dossevi au second poteau qui reprend direct sans contrôle d'un plat du pied droit. Toulouse 1-1 Nice ! C'est le second but de Dossevi en Ligue 1 avec les Violets.

29ème But de Srarfi pour Nice ! Sur un contre des Aiglons, Maolida s'avance dans l'axe et écarte sur Srarfi.Ce dernier se rentre dans la surface de réparation et trompe parfaitement Reynet d'une frappe croisée du gauche. Toulouse 0-1 Nice !

Résumé

Toulouse et Nice se sont quittés sur un score de parité au terme d'un rapport de force équilibré, où tout le monde a eu sa chance.

Après un été chaotique, Patrick Vieira avance dans son chantier. Sa jeune équipe a encore une marge de progression certaine, mais elle ne balbutie plus son football et commence à trouver une certaine efficacité dans les deux zones de vérité. Pour ce déplacement à Toulouse, elle s'est frotté à une formation toulousaine qui lui ressemblait plus qu'à l'accoutumée, avec un ambition nouvelle dans le jeu depuis le retour d'Alain Casanova.

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Nice a les défauts de ses qualités

Après un round d'observation, ce sont les Aiglons qui ont fait passer une première alerte, sous l'impulsion d'un Allan Saint-Maximin encore très remuant. L'ailier niçois a servi le jeune Atal, dont l'enchaînement contrôle-frappe n'a pas trouvé le cadre (16e). Nice a tenu le ballon, mais c'est paradoxalement sur une transition que les Aiglons ont débloqué la situation. Après une récupération, les hommes de Patrick Vieira ont vite explosé en contre, Maolida servant Srarfi, dont la frappe a fait mouche (0-1, 29e).

Dans la foulée, le buteur s'est mué en passeur mais son coup-franc indirect bien botté sur la tête d'Hérelle ne s'est pas avéré concluant (37e). Juste avant la pause, Toulouse, enfin incisif, aurait pu égaliser mais Benitez a sorti le grand jeu devant Mubele (45e). L'avantage des Aiglons au repos était plutôt logique.

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La suite s'est un peu corsée pour l'équipe de Patrick Vieira, qui donne une nouvelle fois l'impression de payer pour apprendre. Tout aurait été plus simple si Lees-Melou, bien décalé par un Atal de plus en plus influent, n'avait pas manqué le break au retour des vestiaires (50e). Cette action a ressemblé à un tournant puisque quelques minutes plus tard, le Téfécé a trouvé la faille sur un coup-franc bien tiré par Durmaz et relâché par Benitez. Les Niçois, pas assez vigilants, ont ensuite laissé Garcia distiller une offrande à Dossevi, qui a égalisé (1-1, 54e).

La dernière demi-heure a vu Nice remettre le pied sur l'accélérateur, mais Toulouse n'a pas craqué. Et l'équipe de Canasova le doit grandement à la maladresse des Aiglons, comme sur cette action où Saint-Maximin, Srarfi et Maolida, tous trois en positions idéales, ont vraiment fait leur âge en tergiversant alors que le but était ouvert (58e). Nice aurait pu le payer, mais Dossevi a manqué le doublé à un quart d'heure de la fin (76e). Le score n'a plus évolué. Bien calé en première partie de tableau, Toulouse reste septième, deux unités devant son adversaire du soir. Goal.

Réactions

Patrick Vieira :

Je pense qu'on a fait un bon match et repartir d'ici avec un point seulement, c'est beaucoup de frustration. On a vraiment contrôlé le match, on a eu la possession du ballon. Il y a beaucoup de déception, ce match-là on devait le gagner, je ne suis pas satisfait, je suis énervé, je suis déçu. L'équipe méritait de rentrer sur Nice avec les trois points. On manque d'efficacité, c'est quelque chose qui est devenu habituel chez nous depuis le début de la saison. Ça reste encourageant, mais insuffisant, parce que des matches comme ça, avec le jeu qu'on a développé ce soir (vendredi), on doit rentrer avec les trois points. Il faut qu'on soit plus déterminés, agressifs. On doit passer un palier... J'attends de Mario qu'il continue à travailler pour qu'il retrouve son niveau et qu'il puisse retrouver l'équipe. Je ne suis pas quelqu'un qui sanctionne les joueurs. On sait les manques qu'il a. Il continue à bien travailler. Je n'ai aucun doute que les 15 jours (de trêve internationale) vont aider à améliorer son physique

Alain Casanova (entraîneur de Toulouse):

On a fait une première période pas comme on l'espérait parce qu'on est tombés sur un adversaire de grande qualité. On avait fait dix bonnes premières minutes, mais devant leur organisation, on a perdu confiance. On voulait avoir le ballon et surtout ne pas le leur laisser. Ils ont une grande maîtrise individuelle et collective. On avait l'impression d'être en infériorité numérique mais on était en infériorité positionnelle.
La première période était totalement à leur avantage et ils ouvrent le score logiquement. L'équipe a fait preuve de ressources mentales et psychologiques extraordinaires. Ils vont chercher l'adversaire en prenant des risques, en un contre un dans des zones sensibles du terrain. On est frustrés sur la première période, contents sur la deuxième et pas trop satisfaits de prendre un seul point. Depuis un moment, ce n'est pas satisfaisant sur le plan comptable. On a lâché des points à certains moments, sur deux grands matches. Il y a encore beaucoup de travail mais l'état d'esprit me plaît bien.

Dante :

Est-ce qu'on aurait pu gagner ? Bien sûr ! D'après moi, nous avons été la meilleure équipe sur le terrain aujourd'hui. On a réussi à se procurer de nombreuses occasions sans pour autant réussir à les concrétiser. Il y a encore beaucoup de choses à régler parce que, un match comme ça, on aurait dû le gagner ! (...) Je ne vais pas jeter la pierre à mes collègues pour l'énorme occasion manquée en seconde période, mais c'est dommage.

Max-Alain Gradel :

Ce point nous satisfait dans la mesure où nous étions menés. C’était donc positif de revenir au score, mais nous sommes évidemment déçus du contenu. Je pense qu'on a été surpis par leur système de jeu. Tactiquement, on avait du mal à se mettre en place. La déception est présente car il y avait la place pour faire mieux...

Revue de presse

« Je suis énervé, déçu»

L'Equipe

Patrick Vieira, l'entraîneur de Nice, regrettait le manque de réussite de ses attaquants, hier, à Toulouse.


TOULOUSE - L’ombre un peu trop épaisse de Mario Balotelli a flotté sur le Stadium, à la 57e minute, hier. Une tête en retrait trop molle de Moubandjé a, en effet, offert aux joueurs niçois une formidable opportunité de reprendre les rênes au score, trois minutes après le but égalisateur de Dossevi (54e). Mais l’occasion en or a été plombée par le mauvais contrôle de Maolida, contré au moment d’offrir une conclusion victorieuse à ce contre massif. « Allan (Saint-Maximin) n’était peut-être pas en position de le mettre au fond, relate Patrick Vieira, un peu dépité. Il a vu Bassem (Srarfi) en meilleure position, mais Bassem n’a pas vu l’angle ouvert et il a peut-être cherché un autre attaquant (Maolida) en meilleure position. Je ne peux pas leur reprocher, mais ça manquait de conviction. Quand on regarde l’âge de ces trois éléments... Ils ont un peu manqué d’agressivité offensive et de conviction pour la mettre au fond. »


Forcément, un « Super Mario » au top aurait peut-être épargné au champion d’Europe 2000 de revenir sur la Côte d’Azur avec une cargaison de regrets. Mais l’avant-centre italien avait été exfiltré du groupe par son entraîneur, désireux de le voir retrouver une condition plus optimale avant de prétendre griffer à nouveau les pelouses avec ses crampons.

« Il doit continuer à travailler, pour retrouver un niveau qui doit lui permettre d’aider l’équipe, poursuit Vieira. Une sanction ? Je ne suis pas quelqu’un qui sanctionne les joueurs. On connait ses manques, il continue à bien travailler, ces quinze jours vont nous aider à améliorer son état et, à partir du moment où il sera bien, il jouera. On a besoin que nos joueurs offensifs mettent des occases au fond. Je ressens beaucoup de déception car, ce match-là, on doit et on devait le gagner. Je suis énervé, déçu. Ce manque d’efficacité est devenu un peu habituel depuis début de saison. »
Cette carence récurrente dans la finition ne doit pas occulter la très bonne première période du Gym, venu pour imposer son jeu au Stadium face à une équipe incapable de faire barrage à la circulation de balle adverse. Après une entame difficile, la maîtrise est vite devenue azuréenne, face à des Toulousains assujettis. « Ce n’était pas la première mi-temps qu’on espérait, contre un adversaire de grande qualité, admet Alain Casanova. À cause de leur pression haute et de leur organisation pour nous empêcher de bien ressortir le ballon, on a perdu un peu de confiance et on s’est mis en difficulté. On était loin dans l’impact, dans les duels. »


Grâce à cette trop grande distance prise par les milieux toulousains, Lees-Melou, dans une position plus reculée, a pu distribuer à sa guise, notamment pour Srarfi, qui s’est emmêlé les crampons au moment de frapper (33e). Nice n’a donc pas glané un troisième succès à l’extérieur, où il se sent mieux que dans ses pénates, si on regarde les chiffres, très déséquilibrés. En déplacement aussi la volonté de jouer, de maîtriser, est patente, même si la réaction toulousaine après la pause a ébréché la superbe des Aiglons. « Avec la pression adverse, ç’a été beaucoup plus difficile pour nous de jouer mais, dans l’ensemble, on a vraiment contrôlé le match, on a eu la possession du ballon et on s'est créé des occasions très intéressantes, conclut Vieira. Mais ne pas avoir marqué ce second but nous coûte cher à la fin. » Un triste refrain qui risque de tourner dans la tête de ses attaquants.

Les flops

Durmaz 4/10

Positionné en soutien de Mubele, il a eu une influence trop réduite sur le jeu de son équipe, malgré sa bonne volonté et quelques bonnes actions. Il est vrai, aussi, que le mouvement a le plus souvent été insuffisant autour de lui. Remplacé par Cahuzac (64e).

Reynet 4/10


Auteur d’un début de saison époustouflant, le gardien du TFC a paru hésitant sur l’attitude à adopter face à Srarfi sur le but niçois (29e). Et il ne semble pas avoir parfaitement bouché son angle face à la frappe du Tunisien. À sa décharge, il a été abandonné par sa défense sur ce rapide contre.

Maolida 4/10


Certes, il a propulsé le contre qui a abouti au but de Srarfi (29e). Mais sa passe décisive pas exceptionnelle ne contrebalance pas son mauvais contrôle (57e), au terme d’une action qui constitue un vrai tournant, car Nice aurait dû reprendre l’avantage.

Les tops

Sangaré 7/10

Son activité, son impact, son agressivité et ses ballons grattés ont fait un bien fou au milieu de terrain toulousain, tandis que sa présence sur coups de pied arrêtés adverses et ses contres face aux tirs (25e, 48e) ont soulagé sa défense. Un match plein.

Lees-Melou 6/10

Son placement assez bas devant la défense lui a permis de distribuer le jeu à sa guise depuis cette position reculée, parfois en une touche de balle. Un peu moins en vue au fil de la seconde période, il a mangé une occasion (51e), puis il a fini un cran plus haut.

Atal 6/10

L’arrière droit niçois a un gaz énorme dans son couloir, il l’a encore montré, notamment lors de son incursion dans la surface suivie d’un service pour Lees-Melou (51e). Malgré une grosse faute (37e) sur Gradel, il a globalement bien maîtrisé l'Ivoirien

OGC Nice : un énorme gâchis

Nice Matin


Alors qu’il maîtrisait le match et menait logiquement, Nice a perdu le fil après l’égalisation de Dossevi. Myziane a raté la balle de match, de façon grotesque...


Ce sont deux points de perdus que l’OGC Nice va regretter, tôt ou tard, mais lorsqu’on ne met pas tout en œuvre pour arracher une victoire qui vous tend les bras, c’est, en règle générale, le scénario classique. Myziane Maolida n’a que 19 ans, ce qui excuse beaucoup de choses, mais cela ne peut le dédouaner de cet énorme raté, seul face à la cage de Reynet, au terme d’un mouvement d’école initié par Saint-Maximin – qui aurait certes pu conclure –, prolongé par Srarfi mais, hélas, complètement sabordé par le jeune attaquant niçois. Un premier contrôle en bois, puis un deuxième, qui n’ont débouché sur rien, alors que le gardien toulousain n’était toujours pas dans sa cage. Rideau!


Patrick Vieira a tout fait pour ne pas accabler son jeune joueur qui a un potentiel certain. Il ne l’a pas sorti, alors qu’il aurait pu, et a préféré rappeler Srarfi, puis Saint-Maximin sur le banc. Un management qui tient la route mais qui n’a pas porté ses fruits, puisque Myziane ne s’en est jamais remis et que Sacko n’a rien apporté. A l’arrivée, le Gym n’a ramené qu’un nul de Toulouse et c’est trop peu compte tenu, entre autres, de sa supériorité technique .


« Dans l’esprit, c’est bien joué »


« Dans l’esprit, c’est bien joué, je ne peux pas leur reprocher grand-chose, a dit le coach niçois, au moment de commenter une action qui a changé la face du match. Myziane, il ne lui manque rien pour en être à quatre ou cinq buts depuis le début de saison. » Protecteur, et c’est logique, Vieira a toutefois mis en garde ses jeunes joueurs quant à leur propension à gâcher autant de munitions. « Ce manque d’efficacité, c’est devenu une mauvaise habitude », a-t-il regretté. Dante, lui, a préféré se taire, par peur d’en dire trop après cette nouvelle soirée pleine de frustration qui plombe quelque peu les ambitions et cette envie d’aller voir ce qu’il se passe un peu plus haut. « On ne va pas faire un bilan, mais oui, on peut dire que c’est un début de saison moyen », a résumé Pierre Lees-Melou, qui a rayonné dans l’entrejeu.


Un 3-4-3 séduisant


En première période, dans leur 3-4-3 novateur et séduisant, les Niçois ont maîtrisé les débats et mis au supplice une équipe de Toulouse qui a passé son temps à courir derrière le ballon et Atal, qui confirme, match après match, qu’il a un truc de plus que les autres. Sur son côté droit, le latéral algérien a une fois encore fourni d’immenses efforts, suscitant l’admiration du Stadium et des nombreux recruteurs présents dans sa tribune.
Placé très haut, le trio Saint-Maximin-Myziane-Srarfi a étouffé les Toulousains qui s’en sortaient très bien de n’être menés que d’un but à la pause, même si Benitez avait dû détourner une frappe de Mubele (45’). Une seule occasion en première période et une autre après la pause, qui a cette fois débouché sur un but de Dossevi, sur lequel Coly n’est pas net : le bilan est maigre côté Téfécé mais suffisant pour décrocher ce nul tombé du ciel face à cette équipe niçoise qui va rapidement devoir arrêter de faire des cadeaux chaque week-end