Invaincu depuis sept matchs en Ligue 1, bien calé dans la première partie de tableau, le Gym n'avait plus affiché une aussi bonne mine depuis quatre ans. Après plusieurs saisons à manger son pain noir, l'OGC Nice fait de nouveau parler de lui et commence à attirer les convoitises. Selon nos informations, des tractations ont lieu depuis plusieurs semaines entre les actionnaires minoritaires du club (Gilbert Stellardo, Patrick Governatori, Louis Bacchialoni et Jean Bessis), représentés par Gilbert Stellardo, et Jean-Pierre Rivère au sujet d'une éventuelle restructuration du capital.

 

 

 

Le président du Gym aurait, selon plusieurs sources, l'intention de racheter leurs parts. Il se murmure que le deal porterait sur 7 millions d'euros, soit l'équivalent des 49% détenus par les quatre actionnaires minoritaires. S'il reste flou sur l'opération, Jean Bessis, actionnaire historique, la confirme: « Nous avons confié ce dossier à Gilbert Stellardo qui nous représente, mais nous ne nous opposerons pas à une cession de nos parts si Jean-Pierre Rivère, qui a été un président formidable, trouvait un partenaire de qualité qui augurerait d'un vrai, beau destin pour ce club qui nous est si cher. »

 

Négociations à double bande

 

Le message est clair : les tractations seraient une partie de billard à deux bandes. Le projet de rachat de la totalité du capital par Jean-Pierre Rivère ne pouvant être que le signe avant coureur de l'arrivée imminente de nouveaux investisseurs.

 

Depuis son intronisation à la tête du club en juin 2011, il n'a jamais caché que l'un de ses objectifs était de trouver des partenaires financiers capables de faire grandir l'OGC Nice, sans pour autant laisser le club aux mains du premier venu. En un an, il est parvenu à remettre le Gym dans le sens de la marche et le rendre beaucoup plus attractif. L'arrivée du Grand Stade à l'orée de la saison prochaine ne laisse également personne insensible. Mais alors qu'un accord entre les deux « clans » d'actionnaires semblait tout proche ces dernières semaines, le dossier aurait connu un coup de frein. Sibyllin, Gilbert Stellardo se limite à un : «Je n'ai pas de nouvelles depuis huit jours ».

 

Du côté de la présidence du Gym, on reste très flou. Les couloirs du siège du club bruissent pourtant de rumeurs. « Pas de fumée sans feu, assure une source proche du club, même si on entend tout est n'importe quoi. Le dernier bruit, ce serait Vinci qui entrerait dans le capital. »

 

Pistes au Moyen-Orient

 

Rien de bien sérieux. Mais d'autres pistes existent ou ont existé. Celle menant au Qatar, dont on assurait, en début d'année dernière, qu'Eric Besson, l'ancien ministre de l'Industrie, aurait été le porte-voix. Elle se serait plus que refroidie. Mais, quitte à nourrir le fantasme de budget « zlatanesque » pour l'OGCN, on évoque désormais l'intérêt « très marqué » d'un fonds d'investissement saoudien. D'ici à imaginer que Khaldoon Al-Mubarak, le richissime président de Manchester City serait de la partie, il n'y a qu'un pas pour certains. Ce ne serait, il est vrai, pas la première fois que le cheik mancunien prendrait des informations sur le Gym qui intéresse également un groupe immobilier français. La fin d'année risque d'être agitée.

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