On la connaît depuis longtemps. Elle criait « Barabas ! » devant les marches de la basilique de Jérusalem ; elle criait « à mort ! » lorsque l’Église brûla Giordano Bruno qui osa évoquer l’infinitude de l’univers ; elle hurlait sur les grands boulevards et dans les gares son enthousiasme en août 1914 et sa haine à Nuremberg dans les années 1930. Dans son étude historique classique consacrée à La peur en Occident, Jean Delumeau notait : « Les caractères fondamentaux de la psychologie d’une foule sont son influençabilité, le caractère absolu de ses jugements, la rapidité des contagions qui la traversent, l’affaiblissement ou la perte de l’esprit critique, la diminution ou la disparition du sens de la responsabilité personnelle, son aptitude à passer soudain de l’horreur à l’enthousiasme et des acclamations aux menaces de mort ». En 1842, Andersen écrivait le Vilain petit canard, fable morale autobiographique. Là, le poète montre combien, lorsque l’on ne correspond pas physiquement ou dans son comportement à certains stéréotypes, la foule peut se montrer cruelle, sans pitié.

Là, vous me voyez venir avec mes gros sabots. Et vous avez raison !

Ah, ce bon vieux Gym ! Il paraît qu’il est en chacun de nous une sorte de pulsion masochiste. Mais supporter le Gym c’est décidemment assumer cette part de nous même qui fait que… l’on aime ça, souffrir, se complaire dans la nostalgie vaine des temps jadis, résister seul et contre tous à l’opprobre et à son cortège de moqueries qui accompagnent habituellement la simple possibilité qu’il puisse y avoir des personnes assez profondément ravagées pour soutenir l’OGCN. Et pourtant, ces personnes existent. Nous en sommes. Et nous jouissons, à défaut de plaisirs plus simples (les titres, les victoires, la reconnaissance et la célébration publique des exploits des nôtres) du simple fait d’être considérés comme des bêtes curieuses : les supporters de ce club à nul autre pareil : l’OGCN !

Rentrée des classes. Début septembre, c’est la rentrée des classes. Le train-train du quotidien qui recommence, la sarabande des cartables, le ballet des bagnoles à la sortie des écoles, et bientôt les premières notes et les premiers mots sur les carnets. La rentrée quoi !

 

La langue française est connue pour sa richesse mais aussi sa complexité. De richesse elle semble parfois manquer, au point que deux mots puissent avoir un sens opposé ; de complexité, elle manque par contre rarement.

 

Allez, prenons un exemple : le verbe « gâter ». Curieux mot à vrai dire. « Gâter » qui peut signifier « couvrir de cadeau », voire « combler », ou « gâcher », « compromettre », « abimer ».

 

Mais où donc veut-il en venir ?