Nice a commencé l’année 2008 comme il avait terminé l’année 2007. Parun petit succès à domicile. Le Havre s’est incliné sur un score aussi étriqué (2-1) que Valenciennes en championnat avant la trêve (1-0). Un score qui reflète mal la supériorité des Aiglons dans le jeu et leur aisance technique bien supérieure mais qui démontre amplement que les Normands se sont accrochés jusqu’au bout puisqu’ils ont même contraint les Aiglons à la prolongation. Pour cela, même menés au score, ils n’ont jamais dérogé au principe d’une organisation défensive très stricte laissant peu d’espaces à leurs adversaires et pour le reste ils ont bénéficié des services d’un Revault des grands soirs. Cinq fois au moins, le vétéran du HAC a sorti des parades décisives. Sur un coup franc d’Ederson repoussé du poing (35e), sur une frappe à bout portant de Laslandes détourné du pied (45e), sur un nouveau coup franc d’Ederson qu’il est allé chercher dans sa lucarne (57e), sur un tir d’Echouafni remis dans les pieds de Koné pour un but de l’Ivoirien refusé pour un hors-jeu peu évident (75e) puis sur une nouvelle tentative de Laslandes encore écartée (89e). Revault a donc accompli des miracles hier au stade du Ray mais il n’a pas pu tout faire.

Durant la trêve, retrouvez club par club le bilan des matches aller de Ligue 1. Aujourd'hui : Nice, actuel 7e. Invaincus à domicile, les Azuréens restent sur une série de 9 matchs sans défaite. Avec des joueurs tels qu'Ederson ou Koné, les Aiglons pourraient être la bonne surprise de la Ligue 1.

Nice en chiffres


Classement : 7e (29 points : 7 victoire - 8 nuls - 4 défaites)
Buts marqués : 19 (12e attaque)
Buts encaissés : 14 (2e défense)
Meilleur buteur : Koné (8 buts)
Meilleur passeur : Hellebuyck (3 passes)

Bilan à la trêve

Nice a beaucoup appris de la saison passée. Beaucoup appris de son départ calamiteux qui l'a condamné aux places de relégable jusqu'à la 25e journée. Beaucoup appris de ses luttes intestines qui faillirent lui coûter sa place parmi l'élite. Nice est reparti pour le nouvel exercice uni. A mi-parcours les Azuréens comptent déjà 13 points de plus que la saison passée à la même époque. La recette ? Une remobilisation des troupes et un recrutement judicieux. Au final, les Aiglons présentent un groupe équilibré entre jeunes talents (Ederson, Lloris, Apam) et joueurs expérimentés (Laslandes, Hognon, Balmont, Echouafni, Jeunechamp). Désormais septièmes, les Niçois restent sur une impressionnante série de neuf matchs sans défaite. Mieux, ils n'ont plus perdu sur leur terre depuis le 24 janvier (0-1 face à Toulouse). Jusqu'où s'arrêtera l'OGCN ?

Le moment clé : Marseille- Nice 0-2 (6ème journée)

30 ans. 30 ans que l'OGC Nice ne s'était plus imposé sur la pelouse du Vélodrome. Un résultat qui annonçait les ambitions nouvelles des Azuréens. Première victoire à l'extérieur de Nice, le déplacement à Marseille allait servir de déclic pour les Aiglons.

Septième à mi-saison, l’OGC Nice s’est appuyé sur son invincibilité au stade du Ray pour prendre le bon wagon dans le haut du tableau. Mais pas question pour autant de perdre de vue l’objectif maintien. 

« Nous n'avons fait que la moitié du parcours et ce n’est qu’à la fin du bal qu'on paye les musiciens. » Pour ces fêtes de fin d’année, ne comptez pas sur les joueurs de l’OGC Nice pour s’autoriser des excès gastronomiques inconsidérés ! Car comme le rappelle Cyril Rool, les Aiglons n’ont pas perdu le sens de leur réalité malgré une première partie de saison de qualité. « Nous avons quasiment le double de points que l'an passé, souligne avec justesse le gaucher (ndlr : 29 contre 16 lors de la trêve de la saison 2006-07). Mais pour nos objectifs, on attendra la fin février. On verra à ce moment-là ce que l'on peut aller chercher. Mais vous savez, avec la saison de l'an dernier, on apprend à rester modeste. Le championnat est très serré et le maintien se jouera peut-être à 45-46 points. Nous ne sommes pas à l'abri d'une mauvaise série. »

Si la prudence de Cyril Rool peut se comprendre, elle ne doit cependant pas masquer une nouvelle donne du côté de Nice : l’invincibilité des Aiglons sur leur pelouse du stade du Ray. Déjà dix apparitions cette saison dans l’enceinte un peu désuète et vingt-deux points à la clé (six victoires et quatre nuls). Seuls Nancy (24) et Valenciennes (23) ont fait mieux, ces deux formations partageant avec l’OGCN une invincibilité sur leurs terres. De quoi forcément un peu regretter un parcours à l’extérieur plus anonyme puisque qu’avec une seule victoire (à Marseille) et quatre nuls en neuf déplacements, les joueurs de Frédéric Antonetti font partie des mauvais élèves de la classe L1.

Reste maintenant à bien redémarrer l’année. Et à gérer un Mercato qui s’annonce plutôt actif compte tenu de la vente d’Abardonado (à Nuremberg) et du départ à la CAN de plusieurs joueurs (Kanté, Koné voire Apam et Job). « Le mois de janvier va être compliqué pour nous, reconnait David Hellebuyck. Beaucoup de joueurs vont partir à la CAN et des nouvelles têtes vont arriver. J'espère que l'amalgame va vite se faire et que l'on pourra continuer sur notre lancée. » Les mots de la fin reviennent à Frédéric Antonetti, qui a tenu à « féliciter ce groupe pour sa première partie de saison ». Avant de garder tout le monde sous pression : « Le plus dur commence, prévient le coach niçois. Le championnat est très serré et les choses ne sont pas décantées. A la fin de l'hiver, dans la dernière ligne droite, on verra quelles équipes resteront en haut pour jouer quelque chose. » Il sera alors temps d’évoquer autre chose que le maintien…

Si Nice a réussi un très bon début de saison et sera peut-être l'équipe surprise en fin d’exercice, l'hiver sera important pour les Aiglons. Avec 5 joueurs à la CAN, les Aiglons ne seront pas à l'abri.

Classement : 7e

Après la saison passée, où les Niçois avaient dû lutter pour le maintien, personne ne les voyaient réaliser un tel début de saison. Mais comparé à l'année passée, le Gym a gardé ses cadres (Lloris, Echouafni, Balmont, koné, Laslandes). Et si on dit dans les couloirs du Ray que Frédéric Antonetti a mis de l'eau dans son vin et que ses relations avec les joueurs sont meilleures, le coach a aussi pu compter sur l'arrivée de joueurs qu'ils connaissaient (Hognon, Hellebuyck) et le départ de certains avec qui le courant passait alternativement (Vahirua et Bellion). Au final, le groupe niçois est équilibré entre les jeunes (Apam, Lloris, Ederson, Diakité) et les joueurs expérimentés (Laslandes, Echouafni, Rool, Balmont, Hognon). Le groupe est aussi équilibré dans le jeu, avec une équipe cherchant à faire du jeu (plutôt rare en Ligue 1), mais aussi appliquée à très bien défendre. Comme quoi, il est possible de faire les deux.

Le match référence : Marseille-Nice 0-2 (6e j)

D'ordinaire, ce sont les matches contre Monaco que les supporters niçois gardent en tête. Cette année, ils se souviendront de ce Marseille–Nice de la 6e journée. Cela faisait 30 ans que Nice n'avait plus gagné au Vélodrome. Après un très bon match, les Niçois se sont imposés logiquement. Surtout qu'en ce début de saison, les hommes d'Antonetti n'arrivaient pas à glaner des points à l'extérieur. Avant Marseille, ils restaient sur deux revers à Caen et Nancy.

Il a brillé : Hugo Lloris

Quel gardien ! Il y a eu souvent de très bons gardiens à Nice, mais Hugo Lloris est parti pour faire une magnifique carrière. Après une première saison en Ligue 1, il confirme cette année. Souvent décisif, il a moins d'arrêts à faire cette saison, ce qui rend sa tâche d’autant plus difficile. Blessé, il a su revenir à son meilleur niveau. Après le festival réalisé contre le Paris SG, on se dit qu'il appartient à la catégorie des très grands. On aurait pu citer aussi Baky Koné qui réalise un début de saison magnifique.

Au bord du gouffre L'an passé à pareille époque, l'OGC Nice a repris des couleurs cette saison. Intraitable à domicile et invaincu depuis 9 journées, le Gym pointe en septième position de la L1 à la trêve, fort d'un recrutement heureux et d'une cohérence collective retrouvée. Une renaissance qui s'inscrit dans la droite lignée du dénouement du précédent exercice qui avait vu les Aiglons sauver leurs plumes parmi l'élite à la faveur d'une deuxième partie de championnat exemplaire. 

Treize, un nombre forcément porte-bonheur sur la Côte d'Azur. Treize, c'est le nombre de points que les Niçois ont gagné par rapport à la saison passée. Fin décembre 2006, ils se voyaient en effet contraints de passer les fêtes avec 16 unités au compteur, cloués au 19e rang de la L1 et alors promis à la relégation comme leurs compagnons de galère troyens et sedanais, tombés depuis. Un an plus tard, ce sont les Valenciennois et les Lorientais qui encadrent les Aiglons. Un tableau aux apparences trompeuses puisque tout ce petit monde ne lutte pas pour le maintien mais bel et bien pour l'Europe...

Avec 29 points dans la besace à mi-parcours du Championnat, les Azuréens, non contents de ne pas avoir à surveiller leurs arrières en redoutant la chute, peuvent se targuer de ne pointer qu'à quatre longueurs d'une potentielle qualification pour la Ligue des champions. Une belle revanche, assurément, pour un des clubs les plus fiables de France depuis un an maintenant. Car ce début de saison flatteur n'est en définitive que le prolongement de la bataille héroïque qu'avaient dû mener les hommes de Frédéric Antonetti pour sauver leur peau parmi l'élite l'an dernier, eux qui n'avaient esquivé le couperet de la faucheuse relégation qu'à quatre points près.

Le Ray imprenable depuis près d'un an

Depuis janvier 2007 en effet, les Niçois impriment un rythme de solide prétendant à l'Europe, avec 1,5 point pris en moyenne par match pour un bilan de 15 victoires, 17 nuls et 8 défaites - dont une seule concédée au Ray, face à Toulouse, au tout début de ce parcours rédempteur. Cette saison, les Aiglons ont conforté leur assise domestique et figurent, à l'instar des Nancéiens et des Valenciennois, parmi les trois derniers hôtes invaincus à ce jour en championnat. A l'accueil à dix reprises depuis l'ouverture des hostilités, les pensionnaires du Gym se sont fait respecter devant leur public six fois et n'ont daigné partager les points qu'en quatre occasions.

Mieux encore, l'OGCN est devenu l'équipe à battre en L1 depuis la dixième journée et sa défaite au Mans (0-2), le 6 octobre dernier, invincible même sur les terres des sextuples champions de France lyonnais (0-0). Le principal fait d'armes des Niçois cette saison demeure toutefois leur incontestable succès signé au Vélodrome, lors de la 6e levée, aux dépens de Marseillais alors moribonds (0-2). Une victoire qui, comme nous le confiait récemment, Florent Balmont "a été un véritable déclic, elle nous a fait énormément de bien." D'autant qu'elle a été fructifiée par la suite.

Après avoir frôlé la relégation, l'OGC Nice a connu une saison plus tranquille, avec notamment un très bon passage qui aurait pu conduire le club azuréen en UEFA.