Aussi imperturbable devant les attaquants stéphanois que face aux micros à l’heure de commenter sa remarquable performance, Hugo Lloris a réussi hier un de ces matches qui sortent de l’ordinaire. Durant les vingt premières minutes puis les dix dernières de ce duel pour la sixième place, que conserve finalement Nice, le gardien du Gym fut aussi sollicité que le Père Noël début décembre.

C’est un couac qui a eu l’effet d’un tord-boyaux. « Normalement, c’est 3-0 », a maugréé Frédéric Antonetti après Nice-Auxerre, samedi dernier. Et pourtant, son équipe a été culbutée par une AJA sournoise, qui a chapardé 3 points en trois minutes (1-2). « Moi aussi, un jour, j’aimerais savoir ce que ça fait de gagner après avoir été autant dominé, a-t-il devisé. Ça ne m’est jamais arrivé. »

Vous avez subi une défaite inattendue à domicile face à Auxerre lors  de la dernière journée de championnat (1-2). Il semble que vous ayez eu  du mal à digérer et échec. Vous avez dit être dégoûté après ce revers ?

On avait la maîtrise du match, on menait 1-0. On se créait des occasions. Auxerre s'apprêtait à faire trois changements parce qu'il était déjà dans l'optique de sa demi-finale de coupe de la Ligue contre Paris. 

 

Ce n'est pas la première fois que Frédéric Antonetti retournera à Geoffroy-Guichard, mais le moment promet encore d'être «particulier» dimanche lorsqu'il se déplacera à la tête de l'OGC Nice pour défier Saint-Etienne. Entraîneur des Verts de 2001 à 2004, le technicien se souvient surtout de la dernière année, «celle de la montée», tout en précisant qu'il ne suit pas particulièrement les résultats de l'ASSE.

Le récente mauvaise passe de l’OGC Nice, trois points pris lors des cinq dernières rencontres, a jeté un coup de froid sur la Côte d’Azur où la maison niçoise parait inhabituellement agitée. Aujourd’hui retombé à la sixième place, le Gym paie le fait d’avoir un effectif restreint, qui plus est amoindri par les blessures de joueurs cadres. Il semble également pâtir du récent coup de projecteur porté sur ses joueurs en raison des bonnes performances du club.

Les Aiglons ne décollent plus. Loués pour leur collectif fin 2007, invincibles douze matchs, les hommes d'Antonetti tournent au ralenti depuis six journées.

LE 10 FÉVRIER DERNIER, Marseille avait saccagé deux séries niçoises. Nice était alors invaincu depuis treize matches en L 1 et depuis vingt matches au stade du Ray. L’OM s’était imposé 2-0 au domicile des Aiglons. Auxerre en a remis une couche samedi (2-1). « Février est catastrophique au niveau des points (1 sur 9) alors qu’il n’y aurait rien à dire si on en avait cinq de plus, et ça comptera à la fin », regrette l’entraîneur niçois Frédéric Antonetti.

 

« On a ressuscité des morts ! » s’est exclamé Frédéric Antonetti sur son banc. On jouait la 70e minute de jeu et Chafni profitait d’un deuxième moment de flottement de la défense niçoise pour donner l’avantage à l’AJ Auxerre. Trois minutes plus tôt, c’est le Roumain Niculae qui avait égalisé à la suite d’un coup de pied arrêté, alors que Jean Fernandez s’apprêtait à effectuer un triple changement offensif.

Certes, Lens a trouvé la transversale, en toute fin de match, sur une tête de Maoulida (89e). Mais les Nordistes peuvent s’estimer heureux d’avoir pris un point, hier soir, contre Nice. Cela leur permet d’étendre leur série d’invincibilité à six rencontres, dont cinq en L 1. Toutefois, il s’agit du deuxième match nul de suite à domicile après Strasbourg, et les Sang et Or reculent à la quinzième place.

A l'image de son équipe, Florent Balmont est rayonnant. Avec Echouafni, la sentinelle, Hellebuyck, son pendant à gauche, et Ederson, le meneur brésilien surdoué, Balmont fait partie du carré magique des Aiglons et brille au sein du milieu en losange instauré par Frédéric Antonetti. « Il est l'un des tous meilleurs joueurs du Championnat à son poste », confirme son entraîneur. Gros travailleur, excellent dans le harcèlement, il délivre des passes décisives et sait trouver Koné les yeux fermés.