« Dimanche, après sa victoire aux municipales, Christian Estrosi m’a glissé : “ Te fais pas de souci. Tu vas l’avoir, ton stade. ” » Maurice Cohen, le président de Nice, qui a milité pour l’élection de l’ex-secrétaire d’État à la mairie de Nice, est sûr de son fait : « Dans deux ans et demi, on aura un stade de 40 000 places, car on veut accueillir l’Euro 2016 si la France l’obtient. Nous, on est prêts. Le temps que les décisions administratives soient prises, les travaux pourraient commencer début 2009 pour une livraison fin 2010. »

Sans vraiment briller, les Niçois se sont installés dans les équipes de tête et comptent bien y rester.

Les Niçois ont renoué avec la victoire, samedi dernier, à Metz. Les Sudistes n'avaient plus gagné depuis le 20 janvier, c'était lors de la venue de Nancy (1-0) au stade du Ray.

Après deux mois secs (deux défaites, cinq nuls), Nice l’a de nouveau emporté samedisoir à Metz (2-1). « Il arrive au très bon moment », se réjouissait hier matin Olivier Echouafni. Toujours dans un contre-pied à la logique financière (19e budget, 27 M), Nice est cinquième avant d’affronter Lorient (domicile), Sochaux (extérieur), Lille (d.), Paris (e.), Monaco (d.), Bordeaux (e.), Lyon (d.), Valenciennes (e.) et Caen (d.).

Et voilà. Lilian Laslandes est de retour et Nice gagne à nouveau. Avec son attaquant trentenaire, qui a disputé l’intégralité de la rencontre pour la première fois depuis le 21 janvier contre Nancy (1-0), l’équipe d’Antonetti a remporté un succès qui lui permet de rompre avec une série de sept matches sans victoire.

Après un début de saison tonitruant, à l’image d’une fin d’exercice du même acabit l’année dernière, l’OGC Nice souffle un peu. En difficulté pour engranger les points depuis le début de l’année, les joueurs du Gym ont baissé le pied, se faisant de moins en moins pressants au fil des rencontres.

Baky Koné représente la principale force de frappe de l’OGC Nice avec 9 buts en L1. Pisté par plusieurs clubs, l’ex-Lorientais espère briller en fin de saison et pourrait profiter du prochain Mercato pour migrer sous d’autres cieux. 

Nice n'y arrive plus. Intraitables à domicile pendant plus d’une année, les Aiglons ont désormais le plus grand mal à dicter leur loi dans leur stade. Battus successivement par Marseille (0-2), puis par Auxerre (1-2), ils ont dûhier se contenter d’un match nul (0-0) face au Mans, à l’issue d’une rencontre qu’ils n’ont jamais réussi àmaîtriser.

Match à enjeux multiples sur la Côte d'Azur entre le 5e et le 6e. Deux équipes actuellement frustrées mais nullement démobilisées.

Des Aiglons remontés comme un coucou ? Possible. Délogés deux fois de suite de leur nid du Ray par Marseille et Auxerre, les petits aigles de la Côte d'Azur aimeraient bien ne plus laisser de plumes face à l'Albatros (Ndlr ; surnom de Pelé de part son envergure naturelle) et ses amis manceaux.

Depuis le début de la saison, l'OGC Nice avait transformé le stade du Ray en forteresse imprenable. Invaincue sur la phase aller à la maison, la formation dirigée par Frédéric Antonnetti s'était même mise à croire en l'impensable lorsqu'à l'extérieur, l'équipe azuréenne s'est mise à décrocher quelques bonnes performances.

Aussi imperturbable devant les attaquants stéphanois que face aux micros à l’heure de commenter sa remarquable performance, Hugo Lloris a réussi hier un de ces matches qui sortent de l’ordinaire. Durant les vingt premières minutes puis les dix dernières de ce duel pour la sixième place, que conserve finalement Nice, le gardien du Gym fut aussi sollicité que le Père Noël début décembre.