Après un début de saison tonitruant, à l’image d’une fin d’exercice du même acabit l’année dernière, l’OGC Nice souffle un peu. En difficulté pour engranger les points depuis le début de l’année, les joueurs du Gym ont baissé le pied, se faisant de moins en moins pressants au fil des rencontres.

Baky Koné représente la principale force de frappe de l’OGC Nice avec 9 buts en L1. Pisté par plusieurs clubs, l’ex-Lorientais espère briller en fin de saison et pourrait profiter du prochain Mercato pour migrer sous d’autres cieux. 

Nice n'y arrive plus. Intraitables à domicile pendant plus d’une année, les Aiglons ont désormais le plus grand mal à dicter leur loi dans leur stade. Battus successivement par Marseille (0-2), puis par Auxerre (1-2), ils ont dûhier se contenter d’un match nul (0-0) face au Mans, à l’issue d’une rencontre qu’ils n’ont jamais réussi àmaîtriser.

Match à enjeux multiples sur la Côte d'Azur entre le 5e et le 6e. Deux équipes actuellement frustrées mais nullement démobilisées.

Des Aiglons remontés comme un coucou ? Possible. Délogés deux fois de suite de leur nid du Ray par Marseille et Auxerre, les petits aigles de la Côte d'Azur aimeraient bien ne plus laisser de plumes face à l'Albatros (Ndlr ; surnom de Pelé de part son envergure naturelle) et ses amis manceaux.

Depuis le début de la saison, l'OGC Nice avait transformé le stade du Ray en forteresse imprenable. Invaincue sur la phase aller à la maison, la formation dirigée par Frédéric Antonnetti s'était même mise à croire en l'impensable lorsqu'à l'extérieur, l'équipe azuréenne s'est mise à décrocher quelques bonnes performances.

Aussi imperturbable devant les attaquants stéphanois que face aux micros à l’heure de commenter sa remarquable performance, Hugo Lloris a réussi hier un de ces matches qui sortent de l’ordinaire. Durant les vingt premières minutes puis les dix dernières de ce duel pour la sixième place, que conserve finalement Nice, le gardien du Gym fut aussi sollicité que le Père Noël début décembre.

C’est un couac qui a eu l’effet d’un tord-boyaux. « Normalement, c’est 3-0 », a maugréé Frédéric Antonetti après Nice-Auxerre, samedi dernier. Et pourtant, son équipe a été culbutée par une AJA sournoise, qui a chapardé 3 points en trois minutes (1-2). « Moi aussi, un jour, j’aimerais savoir ce que ça fait de gagner après avoir été autant dominé, a-t-il devisé. Ça ne m’est jamais arrivé. »

Vous avez subi une défaite inattendue à domicile face à Auxerre lors  de la dernière journée de championnat (1-2). Il semble que vous ayez eu  du mal à digérer et échec. Vous avez dit être dégoûté après ce revers ?

On avait la maîtrise du match, on menait 1-0. On se créait des occasions. Auxerre s'apprêtait à faire trois changements parce qu'il était déjà dans l'optique de sa demi-finale de coupe de la Ligue contre Paris. 

 

Ce n'est pas la première fois que Frédéric Antonetti retournera à Geoffroy-Guichard, mais le moment promet encore d'être «particulier» dimanche lorsqu'il se déplacera à la tête de l'OGC Nice pour défier Saint-Etienne. Entraîneur des Verts de 2001 à 2004, le technicien se souvient surtout de la dernière année, «celle de la montée», tout en précisant qu'il ne suit pas particulièrement les résultats de l'ASSE.

Le récente mauvaise passe de l’OGC Nice, trois points pris lors des cinq dernières rencontres, a jeté un coup de froid sur la Côte d’Azur où la maison niçoise parait inhabituellement agitée. Aujourd’hui retombé à la sixième place, le Gym paie le fait d’avoir un effectif restreint, qui plus est amoindri par les blessures de joueurs cadres. Il semble également pâtir du récent coup de projecteur porté sur ses joueurs en raison des bonnes performances du club.