La dernière fois que Monaco avait remporté le derby, c’était le 30 avril 2004 (2-1). Quelques semaines après, l’ASM jouait la finale de la Ligue des champions. Quatre ans plus tard, les perspectives sont nettement moins excitantes, mais l’équipe de Ricardo va au moins vivre une fin de saison sereine. En s’imposant auRay, les coéquipiers de Roma ont assuré leur maintien.

Nice, 6e du Championnat, peut encore se qualifier pour la Coupe de l’UEFA. Sa seule chance de conserver ses meilleurs joueurs ?

À Nice, la Coupe d’Europe n’est plus un sujet tabou. Maintenant que le club est assuré de rester en Ligue 1, il veut aller le plus haut possible. De l’aveu même de Frédéric Antonetti, l’OGCN vise la 5e place du classement, aujourd’hui occupée par Saint-Étienne et qui peut donner accès à la Coupe de l’UEFA. « Pour l’instant, c’est un peu du football fiction, sourit  l’entraîneur corse. Mais on va faire de notre mieux pour y parvenir. Et si on accroche l’Europe ou même simplement la Coupe Intertoto, je peux vous promettre qu’on jouera le coup à fond. »

Onzièmes avant leur match à Paris, les Niçois ont ressenti une forme d’injustice par rapport à la bonne saison qu’ils réalisent. Un sentiment qui a dû les aider à trouver les ressources pour battre le PSG. 

Samedi, sans jouer, le Paris-SG avait quitté la zone de relégation. Hier, il a joué contre Nice et est retombé dedans. Peut-être devrait-il ne plus jouer d’ici la fin de la saison ! Ou alors demander à arrêter les matches après quatre-vingts minutes de jeu… Les Parisiens auront sans doute toutes les peines du monde à digérer ce qui s’est passé hier soir. Un scénario terrible pour une équipe malade, qui lutte depuis des mois et des mois pour sauver sa place en L 1. À la 77e minute, Pedro Miguel Pauleta inscrivait un but splendide et donnait l’avantage au PSG (2-1). Déjà déterminant sur l’égalisation de Luyindula (50e), le Portugais s’arrachait au milieu des jambes niçoises pour tromper en force Lloris.

Sous le titre " coeurs de cible", le journal l'Equipe fait un classement des joueurs les plus touchés par des fautes dans le championnat de Ligue 1. Alors que Chamahk termine premier avec une faute sur lui toutes les 20 minutes, on note que le club le plus touché reste Nice. En effet, nous retrouvons en 5ème place, Ederson qui subit une faute toutes les 22'20" alors que Bamogo (9è) ne supporte qu'une faute toutes les 25' et Koné (10è) une faute toutes les 25'10". Hallucinant.

Baky Koné bénéficie depuis quelques semaines d’un traitement particulièrement musclé de la part des défenses adverses. L’Ivoirien de Nice n'a pas apprécié les propos de Claude Puel à son égard. 

A l'issue de la rencontre Nice-Lille, Frédéric Antonneti est revenu sur l'arbitrage. "Je n'ai pas parlé à Sochaux parce qu'il  y a eu beaucoup d'évenements à Sochaux.  Est-ce que la faute de Rami sur Koné ne méritait pas un rouge ? Est ce qu'elle équivaut à la faute d'Apam ? Va-t-on enfin uniformiser une fois pour toutes les décisions ? Si Apam mérite le carton jaune, Rami mérite le rouge! Apam sera suspendu contre Monaco. Je suis sûr que personne ne parle de pénalty sur Ederson...

Frédéric Antonetti et Claude Puel ont vu le même match hier soir au stade du Ray. Ils parlent « d’une opposition très rythmée entre deux bonnes équipes qui se sont partagé les occasions, qui aurait pu tourner à l’avantage de l’une ou de l’autre et qui s’est terminée sur un match nul plutôt équitable. »

Bien partis cette saison, les Niçois ne parviennent plus à rééditer leurs bonnes performances depuis deux mois. Pour autant, la situation du club n’a rien de grave, loin de là.

LE 2 000e BUT de l’histoire du FC Sochaux à domicile se fait désirer. Mais il y a fort à parier que le 1 999e, inscrit par Romain Pitau, à quelques instants du terme de la rencontre d’hier après-midi, restera davantage dans les mémoires. Et pas seulement parce qu’il fut somptueux, l’oeuvre d’un joueur peu habitué à ce genre d’exploit technique et qui a des chances de se voir surnommer « Pitao » par ses coéquipiers, ce matin, lors du décrassage.