Depuis votre retour de la Can, on ne vous a plus revu dans l'effectif de l'Ogc Nice. Que se passe-t-il ?

C'est frustrant pour un footballeur de ne pas jouer et à qui on ne donne même pas la chance de s'exprimer pour des raisons que j'ignore. C'est vrai que je peux faire moi-même mon autocritique. Mais bien avant la Can, je ne jouais véritablement pas dans mon club. Au début du championnat, j'ai fais trois matches : deux rencontres de championnat et une de coupe. Lors du match de coupe, j'avais inscrit trois buts. Mais jusque-là, le coach ne m'a toujours pas fait confiance. J'étais arrivé dans une équipe où visiblement, le coach avait déjà ses choix. Sportivement, je ne peux l'expliquer.

A 33 ANS, Cyril Rool effectue une saison pleine avec Nice. A quarante-huit heures des retrouvailles avec Monaco, son ancien club (2001-2002), pour le derby azuréen, il dresse un état des lieux du football français. Fleuri et décapant.

Que représente ce derby pour vous ?

Cyril Rool.
Gagner nous conforterait dans les dix premiers. Il est trop tôt pour parler d'Europe. Après la galère de l'an passé, on prend du plaisir. Quand tu joues le maintien, les aléas sont défavorables. Si tu n'as pas les capacités mentales, tu doutes et traînes ça comme un boulet.

Frédéric Antonetti, entraîneur de Nice, aborde le déplacement à Paris de demain soir mais aussi l'arbitrage ou les incohérences qu'il ressent dans le football français, sans langue de bois.

Comme Nice – qui n’a plus gagné à domicile depuis le 20 janvier face à Nancy (1-0) et qui est passé de la 4e à la7e place – vous allez moins bien…

C’est vrai. Après un bon début de saison, j’ai connu un premier trimestre 2008 compliqué. Je suis moins bien depuis, mais je crois que ce phénomène est amplifié. Lors de mon transfert à Lyon, fin janvier, on a beaucoup parlé de moi. Du coup, j’ai changé de statut et mes performances sont épiées. J’ai davantage de responsabilités mais c’est à moi de montrer que je suis à la hauteur.

Le bouillant entraîneur niçois Frédéric Antonetti estime que le FCSM n’est pas à sa place en bas de tableau. Mais «dans un championnat aussi serré, c’est un peu à chacun son tour de passer un moment dans la zone rouge».

Très critiqué, Habib Bamogo a retrouvé malgré tout la confiance à Nice après des choix de carrière délicats. A Metz, il a fait taire ses détracteurs en étant décisif. L'ancien Marseillais revient sur sa saison. 

Frédéric, le dernier succès de Nice remonte au 20 janvier (victoire 1-0 face à Nancy). Comment expliquez-vous ce (long) passage à vide ?

Dans une saison, toutes les équipes connaissent une période difficile. Il semblerait que ce soit notre tour. Cela dit, il ne faut pas non plus noircir le tableau. On ne peut pas gagner tous les matches. Pour moi, le seul véritable point noir en 2008, c'est notre défaite, à domicile, face à Auxerre (1-2).  

Les derniers matches des Niçois n'ont pas rapporté beaucoup de points. Comment l'expliquez-vous ?

Si l'on parle du match contre Auxerre, on attendait une bonne réaction après celui de Lens (0-0 avec de bonnes opportunités de l'emporter, ndlr). C'est ce qu'on a fait, on s'est créé pas mal d'occasions mais on n'a pas concrétisé. C'est dommage, comme à Marseille, ils ont deux occasions sur coup de pieds arrêtés et ils les mettent au fond.

 

Florent Balmont est revenu cet après-midi, dans l'émission "Luis Attaque" sur RMC, sur son altercation avec Frédéric Antonetti à la fin de la rencontre Nice-Auxerre. "Luis Attaque" avec Luis Fernandez, c'est du lundi au jeudi de 16 h à 18 h sur RMC .   

Frédéric Antonetti, l'entraîneur de l'OGC Nice, qui reçoit l'AJA samedi est sans conteste une « grande gueule » du championnat de France de Ligue 1. Un passionné de football, un vrai, qui vit les matches de son équipe à 200 % sur son banc. Un « chaud bouillant », qui ne manque jamais de crier après ses joueurs pour bonnifier leur rendement. Une figure, peut-être d'une autre époque, celle où les déclarations d'après match étaient moins aseptisées, plus directes.