En 2021, l’UEFA lancera la « UEL 2 », disputée le jeudi selon un format similaire à celui de la Ligue des champions (8 groupes de 4 équipes puis huitièmes de finale). Si son président Aleksander Ceferin se félicite d’ouvrir l’Europe à davantage de nations (au moins 34 contre un minimum de 26 actuellement) et de clubs (96 contre 80), l’ « UEL 2 » sera une troisième division réservée aux fédérations les plus mal classées (qui vont disparaître de la Ligue Europa réduite de 48 à 32 clubs) et aux équipes moins cotées des grands Championnats. La France (si elle maintient son rang de 5e nation) aura droit à un ticket.
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En effet, mauvaises nouvelles : la France ne comptera plus que deux clubs au lieu de trois en Ligue Europa, et l’heureux élu pour la nouvelle compétition devra même passer par un tour préliminaire. « Un grand pas en avant pour le sixième club français, tente-t-on difficilement de convaincre à la LFP. À l’heure actuelle, le dernier qualifié (Bordeaux cette saison) doit jouer six matches pour intégrer les poules de C 3, alors qu’il n’en aura que deux avant les poules de “UEL 2”. » Certes, mais pour jouer en... troisième division européenne. « Ce qui compte pour les clubs c’est le palmarès, assure Didier Quillot. Si un club va en finale, je pense qu’il sera très content. D’autre part, la Ligue Europa et l'“UEL 2” vont être dotées financièrement de manière très intéressante. »

 

À Nice, Jean-Pierre Rivère aussi est sceptique. Accueillant « de façon favorable » la création d’une nouvelle coupe d’Europe, il déchante dès qu’on lui annonce que la L 1 n’aura pas plus de clubs engagés : « Si les clubs français n’ont pas un accès plus important à l’Europe, je ne vois pas trop l’intérêt. Je préfère faire trois tours qualificatifs et être en Ligue Europa que de n’en faire qu’un et être dans une coupe d’Europe qui ne va pas amener grand-chose. Pour un club comme nous, disputer la Ligue Europa, c’est la possibilité de grandir, de faire progresser nos jeunes... Dans les phases de groupes, elle ne rassemble pas d’affluences considérables, alors une troisième division, je ne suis pas sûr que ça attire beaucoup de monde. »

 

 Scène quelque peu surprenante ce samedi au Roudourou (0-0 entre Guingamp et Nice) : après une prestation très décevante, Mario Balotelli a montré son agacement lors de son remplacement à la 75e minute. L'attaquant italien, qui a été suppléé par Bassem Srarfi, a haussé les épaules en forme de dépit avant d'échanger quelques mots avec Patrick Vieira, médusé par la réaction de son joueur. « Super Mario » a même pointé du doigt son entraîneur avant de jeter un de ses gants de rage en filant au vestiaire.

 

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Nice recevra Guingamp pour les 8èmes de finale delà Coupe de la Ligue. Le match aura lieu le 18 ou 19 décembre.

Le journaliste de RMC et président d’honneur de Nîmes a tenu un discours inhabituel aux Crocodiles avant la réception houleuse de Nice.


Conseiller du président Rani Assaf, facilitateur de sponsoring, président d’honneur depuis la mi-octobre... et, ce week-end, harangueur des Crocodiles. D’après plusieurs sources proches du vestiaire, Jean-Jacques Bourdin a tenu un discours de motivation particulièrement appuyé aux joueurs nîmois, samedi avant la réception de Nice (0-1). En substance, le journaliste de RMC a expliqué aux joueurs qu’un de ses amis, niçois, lui avait assuré que les Aiglons allaient les bousculer, et qu’il faudrait avoir du répondant. Habitué à glisser quelques mots d’encouragement ou à féliciter les joueurs après les matches, jamais Bourdin n’avait pris la parole d’une telle manière avant une rencontre. Cette intervention a donc surpris en interne, à commencer par les joueurs, étonnés par sa virulence. L’entraîneur, Bernard Blaquart, s’est étonné tout court : « Jamais il n’a pris la parole avant un match, et c’est impossible que quelqu’un parle dans le vestiaire, à part Jérôme (Arpinon, son adjoint), sans me le demander. » C’est pourtant ce qu’il s’est passé, à un moment où le technicien était absent, d’après plusieurs témoignages. « Il dit toujours un petit mot aux joueurs, un “ça va ?”, mais rien de plus. Chacun a sa place, et personne ne s’exprime dans le vestiaire à part l’entraîneur », a assuré de son côté Laurent Boissier, le coordinateur sportif.

 

 

Arpinon affirme également que le journaliste « sait rester à sa place » et qu’il n’a pas mobilisé ses protégés. Contacté, Bourdin n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Au club, en tout cas, on réfute tout engagement particulier dans ce match. « Je ne nous ai pas trouvés trop tendus pendant les vingt-cinq premières minutes », estime Boissier. Pourtant les Nîmois ont pris deux cartons rouges en première période : le premier à la suite d'un deuxième carton jaune pour Faitout Maouassa sur un tacle un peu haut mais pas dangereux (21e), après un premier reçu pour un tirage de maillot (14e). « Je pense que ce sont les événements, la frustration du penalty (manqué par Bozok, 5e), la sensation que Nice n’aurait peut-être pas non plus dû finir à onze, comme quand Balotelli s’essuie sur Briançon (29e, sanctionné d’un carton jaune)... », poursuit Blaquart. Si personne ne remet en cause l'expulsion de Landre (45e + 2), les Crocodiles n’ont pris que deux cartons jaunes dans les dernières minutes, tandis que les Niçois en ont cumulé cinq, tout au long de la rencontre. La tension s’est aussi propagée sur la touche, lorsque Arpinon, exclu parce qu’il a « été chercher un remplaçant sans [son] chasuble », s’est échauffé avec Patrick Vieira. « Il a eu des mots difficiles à mon égard, qui étaient difficiles à accepter », avait indiqué l’entraîneur niçois après le match. L’adjoint de Blaquart, lui, préfère mettre l’événement aux oubliettes : « C’est quel-qu’un que je respecte, par rapport à sa carrière. En plus, il fait du bon travail à Nice. Il y avait la frustration, les faits de jeu. On s’est parlé. S’il y a des mots qui l’ont vexé, je m’en excuse. »

 

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