Matt Moussilou, comment est-ce que l'on sort d'une saison blanche passée en marge de l'équipe de Nice ?

 

Très, très frustré parce que je n'ai jamais pensé que ça m'arriverait. Dès le début de la saison, j'ai voulu partir mais je n'ai pas eu les offres que j'attendais. J'aurais pu partir en prêt mais le club voulait un transfert définitif. Il y a eu des possibilités mais il y avait toujours un élément bloquant d'un côté ou de l'autre. Le temps est passé et au 1er septembre, je n'avais plus de possibilités de partir. J'ai rapidement su à quoi m'en tenir avec Nice. Avec Patrick Barul (autre joueur niçois écarté cette saison, ndlr), on a fait le dos rond et on s'entraînait à part avec les jeunes du club. On s'est soutenu mutuellement.

Votre première impression en arrivant à Nice ?

 

Didier Ollé-Nicolle : Je suis très heureux et très fier d'être ici. Si je suis là, c'est avant tout parce que les rapports humains avec les gens que j'ai rencontrés se sont bien passés. La mission qu'ils souhaitaient me confier à Nice me convenait parfaitement. L'accord a été trouvé simplement et rapidement, même si j'avais reçu des sollicitations d'autres clubs.

Didier Ollé Nicolle répond aux questions de Jean Michel Larqué sur RMC.

« Depuis quelques semaines vous avez envoyé des signaux forts et fréquents sur votre envie d’arrêter, mais vous n’avez jamais officialisé votre départ.

 

 

Eh bien je le fais aujourd’hui. C’est décidé, je quitte Nice. Jusqu’à présent, et même si mon intime conviction était que je devais partir, je n’étais pas arrivé à la fin de ma période de réflexion. C’est désormais chose faite. Il est préférable que je m’en aille.

L'autre jour mon père m’a demandé si je pen sais que je laisserai de bons souvenirs à Nice. J’ai dit oui. Il m’a répondu : C’est le principal. Cela m’a marqué. » Hier matin, dans son bureau du centre d’entraînement Charles-Ehrmann, Frédéric Antonetti livrait avec émotion cette anecdote. A 47 ans, l’entraîneur convoité (Rennes, Lens, Paris), explique pourquoi il va quitter la Côte d’Azur.

Habib Bamogo, suite à toutes les critiques que vous aviez essuyées après votre défaite à Nantes, aviez-vous à cœur de vous racheter face à Saint-Etienne ?

 

Oui, c'est clair. Les gens avaient dit que nous étions en vacances juste parce que nous sommes passés à travers contre Nantes, mais ça arrive à tout le monde de passer à travers un match. Maintenant, vu que c'est un moment crucial du championnat et que nos deux matchs concernaient directement la relégation, les gens se sont permis de faire des commentaires. Personnellement, je n'ai pas joué contre Saint-Etienne (Ndlr : Il était blessé aux adducteurs) mais les gars ont bien répondu, c'est une bonne chose.

Retrouvez l'interview de Frédéric Antonetti dans "Luis Attaque". Frédéric Antonetti affirme vouloir rester à Nice s'il y a une équipe compétitive l'an prochain. Cela ne va pas dans le sens de nos actionnaires. L'avenir d'Antonetti à Nice s'assombrit. Il faudra sûrement compter sur un nouveau coach l'an prochain. D'ici mi-mai, on devrait y voir plus clair. A écouter!  

 

Frédéric Antonetti, Nice est bien calé dans la première moitié de tableau (8e). Dans quelles dispositions abordez-vous ce déplacement à Nantes ?

 

J'espère qu'on sera décontractés, qu'on jouera libérés. Après notre victoire face à Lorient (2-0) samedi dernier, j'ai dit que notre maintien acquis, cela allait me permettre de donner du temps de jeu à certains jeunes, comme Coulibaly. Mais attention, je n'en donnerai qu'à ceux qui le méritent. On a gagné douze matches cette saison. Ça veut dire qu'on a de bons joueurs et qu'on a notre style. Certains pensent qu'on pouvait faire encore mieux. Je rappelle qu'on a la quinzième masse salariale... Aujourd'hui, c'est un peu plus compliqué de maintenir les joueurs éveillés. Mais on joue désormais sans couperet. J'espère qu'on va oser, entreprendre.

Cyril Rool revient dans l'afterfoot sur le match face au PSG mais aussi sur la saison de Nice, sur son avenir... il donne aussi lors de cette émission son avis sur la ligue 1. 

L’entraîneur niçois évoque avec lucidité les limites structurelles de Nice. Avec humour, il parle aussi de sa personnalité et de son avenir.

 

Que peut espérer encore Nice en championnat ?

 

Finir à un bon classement. Nous n’avons plus grand-chose à espérer, mais on doit se prouver qu’on est capables de faire quelque chose contre une grosse équipe. Quand on a le quinzième budget de France, que peut-on espérer de plus ?