« On veut la coupe d’Europe ! » Ce refrain, souvent entendu dans les travées de l’Allianz Riviera alors que l’OGC Nice réalisait des exploits sur le terrain, signifiait bien plus que la volonté de voir l’équipe terminer dans le peloton de tête de la Ligue 1. Au-delà du résultat sportif, il représentait aussi et surtout la possibilité pour les supporters niçois de voyager par-delà les frontières pour soutenir le Gym.



Une fois la place qualificative pour la Coupe d’Europe acquise, ils firent une promesse sous la forme d’un chant qui résonne encore jusqu’au fin fond de la plaine du Var : « Le monde entier, nous allons traverser, pour te prouver, notre fierté ! Nice, sans toi, on ne pourrait pas exister. On ne te laissera jamais ! »

 



Chose promise, chose due. Comme jamais, les supporters niçois se mobilisèrent pour suivre leur équipe en Allemagne, en Autriche et même… en Russie !



Ce livre, conçu sous la forme d’un carnet de voyage, vous invite à prendre la route avec eux pour partager leurs périples riches en émotions, joies et surprises…



Extrait :



Le grand jour est arrivé. Je termine ma dernière nuit de travail et file directement à quelques centaines de mètres de là, direction l’aéroport de Nice. Fabien, accompagné d’une poignée d’autres supporters, est déjà sur la route pour prendre l’avion au départ de Milan. Le reste des troupes partira donc de Paris. Puis nous avons tous convenu de nous retrouver à Istanbul, étape obligatoire pour rejoindre ensuite Krasnodar. Bref, si nous ne sommes pas nombreux, ce déplacement prend des allures de grand pèlerinage, les supporters niçois affluant de tous horizons pour se rendre vers une destination prenant quant à elle des allures de Mecque : Krasnodar, Russie.



Autant le dire, aucun d’entre nous ne connaissait l’existence de cette ville auparavant. Pourtant, elle est loin d’être un simple bourg même s’il s’agit d’une petite ville au regard de la taille de la Russie, Krasnodar se situant au dix-septième rang dans le classement des villes russes par nombre d’habitants ! Nous sommes quelques-uns à prendre l’avion au départ de Nice. Une fois arrivés à Istanbul, nous devons changer d’aéroport pour prendre notre vol pour la Russie dont l’heure de départ est prévue quelques heures plus tard. Aussi, nous en profitons pour nous balader dans Istanbul la Magnifique et nous attabler pour déguster les délicieux mets locaux. Et quelques boissons, aussi… Évidemment, si le tirage au sort nous avait attribué comme adversaire un club Turc, je n’aurais pas fait la fine bouche, même si le séjour n’aurait peut-être pas été aussi tranquille que les quelques heures dont nous profitons actuellement. Mais j’aurais bien sûr énormément apprécié de découvrir l’ambiance d’un stade Turc… J’ai eu la chance d’avoir été présent en Grèce lorsque le pays a remporté le championnat d’Europe en 2004 et j’ai été témoin de la manière dont on vit le football dans ce coin-là de la planète. Et ce jour-là, j’ai compris ce que le terme « ferveur » signifiait… Notre petite journée touristique terminée, nous prenons la direction de l’aéroport international d’Istanbul Atatürk situé à environ 15 km du centre-ville. Là, nous retrouvons le groupe de Fabien, parti de Milan, ainsi que Nicolas qui nous a rejoint depuis Paris. En attendant le départ, nous prenons nos quartiers dans un bar de l’aéroport et fêtons comme il se doit nos joyeuses retrouvailles… Lorsque nous entrons dans l’avion turc de la compagnie Low-cost Pegasus, nous sommes particulièrement euphoriques ! À seize (Florian nous rejoindra plus tard), nous sommes bien évidemment minoritaires mais, en termes de décibels, nous prenons largement l’ascendant sur les autres passagers. Il faut avouer que nos chants, pas toujours très harmonieux, confèrent à ce vol une atmosphère pour le moins originale. Et si, au décollage, nos colocataires sourient Krasnodar poliment, leurs visages deviennent plus crispés au fur et à mesure que le vol se poursuit. Il est une heure du matin et ils pensaient certainement profiter du vol pour fermer l’œil et se reposer, les pauvres... Et il faut bien admettre que nos chants ne ressemblent en rien à des berceuses… Quant à moi, la fatigue aidant, je parviens à trouver un sommeil profond qui m’accompagnera jusqu’à l’atterrissage à Krasnodar. Lorsque je rouvre l’œil, je découvre Fabien en situation d’affolement. Devant mon regard endormi mais surtout interrogatif, il m’explique que l’ambiance que nous avons su créer dans l’avion a mis en alerte les passagers, les membres d’équipage, les pilotes mais aussi les douaniers de Krasnodar qui nous attendraient de pied ferme… pour nous faire immédiatement repartir d’où nous venons ! Du coup, certains d’entre nous sont en situation de stress avancé. Quant à moi, je ne m’inquiète pas trop mais je sais aussi que nous nous trouvons dans un pays dont nous ne connaissons pas trop les us et coutumes...



Format livre de poche

165 pages

10€ TTC

Vous pouvez le commander sur http://www.jevoyageenballon.com/


 

Lateralenissart: un récit précis qui vous faire vivre les déplacements comme si vous y étiez. Pour ceux qui ont fait les déplacement, Serge Gloumeaud vous replonge avec frissons.

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